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>>Nos équipes ce week end : Au pied levé !

20 janvier 2019
Auteur(e) : 
TVB

Seniors masculins : Match au sommet ... mais assaut final annulé

Pour le match au sommet ... le premier de cordée de la start-up SM-SHEMSY dévisse après le premier point et prend un vol de facteur 2. C’est pas le pied quand c’est le pied ... de Jean qui se tord la cheville puis de douleur avec le moral dans la chaussette qu’on lui arrache pour libérer l’oeuf qu’on s’affaire à surgeler à la bombe avant qu’il ne gonfle ! Cherchez pas à comprendre c’est une phrase de novlangue efficiente qui synthétise une histoire, un peu la langue parlée dans les nouveaux milieux d’affaires type start-up. Depuis ce début de premier set que Saverne a entrepris à 200 à l’heure pour assouvir sa soif de revanche face à Remiremont et se projeter dans l’assaut final du sommet du championnat ... Jean ne s’est jamais dégonflé ! Il était notre premier de cette audacieuse cordée, celui qui avait préparé physiquement et mentalement ce match depuis 15 jours, qui s’imaginait planter le drapeau Tricolore Volley au plus haut du sommet enneigé de la Régionale grand test. Ah ! Que la déception de la start’up SM-SHEMSY fut grande avec l’incrédulité du moment où la cheville de Jean est prise au piège et se tord sous la pression de l’énergie qu’il a déployé pour être comme à son habitude au four et au moulin ... bon stop ! J’arrête les louanges sinon il va encore gonfler le Jean !

Et puis l’image du premier de cordée, je la laisse à ces gens-là qui usent de cette métaphore pour justifier avec un certain cynisme entrepreneurial aux relents méritocrates nauséabonds, le fait que des êtres d’exception sont seuls à prendre les risques pendant que les autres grelottent des gambettes dans leur caleçon Damart molletonné. Pour ces gens-là ça fait sens mais Yapake les starts’up pour faire le buzz rogntudju’ !

Pourtant nos petits jeunes savernois font un peu équipe de start-up, genre nouvelle entreprise de l’internet branchée high-tech, tous digital natives jouant en réseau sur un jeu de pilotage derrière mon dos quand je pilote la fourgonnette, branchés sur Deezer et diffusant leurs grimaces sur snapchat à coups de smartphones, la mèche au vent et l’humour débonnaire. Avec l’enceinte connectée au smartphone qui pilonne musicalement le vestiaire et l’adversaire à l’échauffement, même quand on est charrette sur l’horaire du match. Des premiers de cordée j’en ai à la pelle en fait mais j’ai aussi d’excellents assureurs, comme les libéros Joël et Laurent dont j’envisage bientôt la polymérisation pour obtenir le super libéro de fusion qui réceptionne tout comme Laurent et défend tout comme Joël ! J’ai dit polymérisation et pas accouplement ! Je vais obtenir le premier libéro en mode agile, il est déjà dans l’équipe en cours de mise à jour 2.0 !

Après un début d’année 2019 victorieux à Nancy, la SM-SHEMSY attaque les matchs retour avec next step à Remiremont. Chaud patate ce match ! J’avais fait une préz aux joueurs du schéma tactique sans prendre de Powerpoint, mais ils étaient principalement au parfum avec piqûre de rappel en shootant un mail : Consignes claires avec travail d’application à l’entraînement en clusters homogènes. Bref je voyais le match se dérouler sur du velours après la séance de type FabLab lors de laquelle je détournais la chaise d’arbitre pour tabasser mes joueurs comme un attaquant planteur de pétrons, un peu le genre du n°6 capitaine de Remiremont, Nicolas D. Mais entre aujourd’hui et la deadline, on entasse toutes les tâches dans un rétro-planning…et on prend des cheveux blancs au passage. Le match a pas tourné tout relax et pas à cause du 6 mais aussi du 3 Sylvain B. et du 4 Julien C. Le trio infernal de Remiremont de la réception/défense à l’attaque/Contre : des monstres synchros de type Guerrier psychologiquement indestructibles par des ATK ou des effets avec des points d’ATK égaux aux points de DEF ! Il fallait cibler les autres joueurs pour espérer rivaliser !

C’est l’heure du duel !

Steph notre team-leader avait gagné le toss et Pierre le polyvalent en réserve en back office était prêt à updater Steph à la passe. Coup du sort, il aura fallu updater Jean l’attaquant bazookaïste majeur ! Jean au pied levé est évacué aux urgences de l’hopital de Remiremont par un bon samaritain du club local que je n’ai pas pris le temps de remercier. Un grand merci ! Pour Jean c’est le Bore-out assuré ! Un volleyeur hyper actif qui n’a plus rien à faire à part attendre son tour à la cour des miracles des urgences locales ! Pierre remplace ainsi Jean au pied levé ! Sic ! Notre team SM-SHEMSY se ressaisit après le choc et fait du collaboratif très clean, mode de travail non hiérarchisé permettant de partager les compétences et la créativité. Le reporting statistique remontant au manager indique quelques lacunes dans le suivi de la stratégie émergente avec Dony qui semble ne pas avoir bossé parfaitement le plan de jeu alors qu’on a tout intérêt à marquer les choses to do sur un post-it genre à coller sur le short d’un partenaire. De plus le coworking attaque/soutien présente quelques négligences coupables. Les intentions sont bonnes et le set est très disputé. On tente de torturer le libéro de Remiremont Jean-Philippe M. mais celui-ci est dur au mal et fait de la résistance. Saverne a des occazs mais fait quelques balles confusantes. Le coach provoque une réunion par ci par là afin d’être force de proposition. Ecourtez les échanges et respectez les consignes (comme dirait Tarzan mon vieux compère de Lembach) et tournez le side-out ASAP (As Soon As Possible pour les germanistes récalcitrants à la shakespearite aigüe). Cependant, à force d’avancer en marchant la fin du set ne nous offre pas de balle de set et notre adversaire conclut 26-24 sur la deadline.

La transition vers le second set dure le temps d’un workshop et on a hâte d’en découdre. L’arbitre Lorraine M. au prénom qui va bien avec, revient vers les équipes très remontées. Remiremont démarre le set péniblement mais se ressaisit parvenant à reconquérir un peu de l’Alsace et involontairement un peu de la Lorraine qui prend une ou deux décisions malheureuses à l’égard de la SM-SHEMSY savernoise. Ceci ne plait pas à Dony qui vocifère sous l’œil expert de sa compagne Eugénie venue avec une amie encourager les bleus marine. Remiremont a fait un relookage réussi avec un maillot rouge sombre fort seyant bien moins salissant que le blanc du match aller qui a dû se ternir au fil des lessives que les vosgiennes les plus hirsutes entreprennent au bord des ruisseaux bouillonnants où la truite frétille tandis que la planche et le battoir raisonnent fort dans la vallée même dans le brouillard givrant, répondant au fracas des haches sur les troncs d’épicéas et au glissement de la schlitte que les grandes gueules de la Vologne s’entraînent à retenir pour mieux travailler leur détente verticale … non mais là sérieux … je déconne car les lessiveuses sont passées depuis longtemps chez Adolff ou Darty qui sponsorisent entre autres notre fourgonnette de déplacement mise à disposition par la ville de Saverne. Mais le rouge est plus facile à laver que le blanc, « c’est ben vrai çà ! » dirait la mère Denis !

Après cette digression ménagère, nous voici menés 2 sets à 0 après un 25-18 saignant qui montre les difficultés de la SM-SHEMSY à maîtriser les diaboliques services du 3 et du 4 adverses et la résurrection provisoire du n°13 Julien C. le central géant de Remiremont. Antoine D. le passeur très appliqué des rouges semble soulagé par le gain du second set et encore plus car le troisième set tourne en faveur des locaux assez vite sous l’impulsion récidiviste mais bien involontaire de la dame blanche dont le processus décisionnel glacial dessert un peu les visiteurs. Le capitaine savernois Steph fait une contestation légitime liée à une balle portée par le central adverse servi trop bas. Mais l’arbitre entendait favoriser le jeu dans une logique Win-Win. Feedback de Steph à ses partenaires : « C’est bon les gars ! Vous pouvez toucher la balle n’importe comment ! On est en loisirs ! ». Le coach savernois fait du lobbying (entre 2 conf’call avec Jean à l’hosto) à distance et se fait entendre assez fort pour remettre la pression sur la décision de justice et le rééquilibrage naturel arrive très vite par un coup de sifflet enfin favorable aux bleus.

Et c’est alors que Martin, Théo et Peli notre infernal trio parvient à être enfin disruptif mettant en pratique le hackaton de l’entre-set. Toute l’équipe adopte un lean playing mode et plus aucun point n’est gaspillé. L’entreprise est libérée et tout est défendu … contre attaqué, réengineeré. L’intrapreneuriat de Pierre ou Dony au service est le bienvenu, le managériat de proximité rassure Steph et le jeu inclusif restaure les sourires de cette équipe métamorphosée en holacratie. Notre salarié nomade Joël qui assure le rôle de libéro dans ce set vient au soutien grâce à sa formation initiale au MOOC (Massive Open Online Courses) pratiquée à Molsheim antan. Martin et Peli ont quelques missions d’omniprésence spéciales au service, en réception moitié de terrain et jouent à merveille dans leurs rôle de slashers qui s’lâchent sur tous les échanges. Super prestation qui entraîne toute l’équipe dans une débauche d’énergie spectaculaire. Les supporters de Remiremont sont médusés par le come-back de la SM-SHEMSY et font hélas preuve d’un fair play décevant à l’égard des alsaciens requinqués, alors que l’accès au visionnage est freeware et libre sans publicité ni yield management.

Yapuka attaquer le quatrième set dans le début duquel l’investissement savernois relève du blurring et le score reste serré jusqu’à 15 partout. Dony s’agace à cause des supporters malveillants qui agissent dans les esprits comme des chevaux de Troie et Dony exerce son droit à la déconnexion en échouant de peu au service. Côté Remiremont on a un passage déterminant de Julien C au service, lequel invente une balle plus flottante que flottante qui déstabilise Martin, fait plier Joël et désintègre Pierre. Celui-là ne fait pas dans le mentorat inversé et c’est pas les jeunes qui vont lui apprendre à servir. Lui est dans l’industriel et l’efficace comme ses compères du trio. Mais les autres Remiremontois sont performants comme Xavier P le central de rechange (sosie potentiel de R. Halford le chanteur de Judas Priest) qui y va de ses déviations astucieuses et fait ses points en se démultipliant en fixation.

Saverne qui avait surestimé ses capacités d’investissement en désintermédiant au maximum voit ses stock-options prendre une méga-claque. Et c’est pas avec le maigre public qu’on va réussir une campagne de crowdfunding ! On compte encore sur Peli pour surnager mais la faillite est flagrante à 25-19 et donc 3 sets à 1 pour Remiremont qui se réjouit légitimement de consolider sa première place au classement. Il faudra à Saverne une démarche résiliente type User Centric pour assurer un recrutement prédictif qui conduira à na pas ubériser les joueurs auprès des plateformes strasbourgeoises. Mais la bande de copains paraît soudée, yaka voir la séance de brainstorming en attendant qu’on finisse de plâtrer Jean à l’hopital !

Les cadres de la start’up en plein brainstorming : Tapuca rajouter Jean avec ses béquilles et c’est le burnes-out assuré


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