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>>Réveillons les ardeurs guerrières de l’adversaire

22 décembre 2018
Auteur(e) : 
TVB

Avant la période des Réveillons, réveillons l’agressivité de Schweighouse très en verve et en réussite hier soir face à une équipe de Saverne un peu timorée dans les moments difficiles. Schweighouse vient chercher sa première victoire à l’extérieur dans ce championnat départemental en se montrant révolté, agile et jaune, un jaune paré de noir qui n’est pas sans rappeler l’écusson d’Othon 1er le fondateur du Saint-empire romain germanique qui en fait de germanique était un peu tchèque et par son nom de famille originel supposé « Kudela » est peut-être le chaînon manquant de l’arbre généillogique de ce footballeur Tchèque méconnu du Sparta Prague Ondrej Kudela dont la cote Mercato flamba un jour après ses 2 passes décisives face à la Corée du Nord et au Panama en championnat d’Europe des moins de vingt ans.

Othon Kudela savait se bouger les fesses à cheval et ne tenait guère en place après son sacre à Aix-la-Chapelle en 936 dans la plus pure tradition carolingienne. Sa devise : « Qui part à la chasse perd sa place ! » Schweighouse alors historiquement située à la frontière du royaume de Lothaire et du royaume de Louis le germanique était pris en sandwich, Othon l’avait compris qui raconta des salades au clergé pour imposer ses armoiries en couleurs jaune et noire avec un ruban écolo. Que les incultes blêmissent en apprenant que les armoiries ne sont pas des meubles de rangement au dessus poussiéreux mais plutôt genre (ça fait jeuns !) le logo publicitaire qui exacerbe le prestige du chevalier s’il en a plein l’écu à force de jouter partout ! Que les incultes s’esbaudissent qu’Aix-la-Chapelle n’est ni près d’Aix-Provence ou Aix-les-bains mais correspond à la ville de Aachen en Allemagne Merkelandiste ! De son côté Saverne fragile et rouge, aligne un dispositif prudent s’appuyant sur les vieilles gloires du club capables du meilleur comme du pire si on leur casse l’écu sur lequel pavoise généralement une licorne en train de se jeter un demi au bar.

L’ambiance du match est moyenâgeuse car la majorité des protagonistes en short ont du poil aux pattes et le cuir chevelu blanchi voire tanné pour les moines chevaliers raseboules qui prolifèrent dans cette division. Trois savernois juvéniles constituent une exception dans ce parterre de chevaliers et font leurs classes, Hugo et Markus sont déjà des écuyers (ou damoiseaux) opérationnels au filet malgré leur faible nombre d’heures de vol et espèrent être plus souvent adoubés par Guilaine la coach. Esteban le page pratique la génuflexion défensive avec art et maîtrise et apprend à chasser les ballons comme libéro. Nos talentueux jeunes gens ont su rameuter leurs camarades de l’équipe cadet qui sont encore au grade de galopins chargés normalement de nettoyer les écuries et pas de semer le merdier mais … les jeunes de maintenant … !

Gégé l’évêque à la toison blanche siffle le coup d’envoi de la joute du haut de son pupitre. Les armées entrent en lice et se bastonnent l’écu à coup de paluches et de pieds parfois. Les équipes font jeu égal mais les licornes se prennent la corne dans le filet au mauvais moment avec Markus l’écuyer qui attaque sous la bande. Thibaut branche la sono et prend de belles intiatives à deux mains sans toujours être efficace. Inutile de remettre à demain ce qu’on peut faire le jour même et il faut bien trancher dans le vif tôt ou tard. Les savernois sont mortifiés par un sévère 25-22 qui sanctionne leurs coups d’épée dans l’eau. La dame du lac Guilaine les réveille derechef et les aiguillonne car Gégé l’évêque vient de siffler le début du second set comme une cocotte-minute de la soupape à m’en faire péter le tympan gauche. Hugo le second damoiseau savernois est promu à l’aile gauche. Hugo s’est beaucoup entraîné mercredi à l’attaque diagonale mais ses premières tentatives sont parées par des réflexes un peu chanceux des défenseurs schweighousois. Pourtant ceux-ci vont enfin craquer sous les coups de boutoir de l’insatiable Hugo qui ferraille à s’en briser le bras. La réussite ne quittera que rarement Hugo dont l’adoubement prématuré est imminent. En défense Esteban qui n’avait pas démérité a laissé sa place à Damien dont la motivation le propulse vers les exploits dont il a le secret grâce à un bouclier de bras aussi solide qu’une planche à repasser. Eric est très inspiré et crée des brèches dans les rangs des contreurs jaunes. Pascal et Hervé s’y engouffrent joyeusement en enfilade rapide laminant les blasons des défenseurs jaunes recroquevillés au sol. Thierry vient se joindre au carnage. A force d’encaisser la note est salée et le 25-15 aurait bien pu être plus sévère.

Les membres déchiquetés des adorateurs d’Othon sont rassemblés par leur rebouteux dont l’objectif est de les rebooter car le système d’exploitation est planté. Après un gros Alt+Ctrl+Suppr, Jean-Paul le coach de Schaweighouse a réussi à faire redémarrer son groupeware et indique subtilement (signe effectué au ras de la hanche) à Gégé l’évêque son intention de prendre des temps morts Tupperware sans tomber dans la réunionite (jamais 3 temps morts JP !). L’agressivité des jaunes est telle que la dame du lac doit réhabiliter Jacques le chevalier rouge qui se bat jusqu’à la mort et au temps mort prochain et assène des coups flamboyants dans les boyaux des jaunes. C’est une balle importante qui se joue alors pour clôturer le set et les défenseurs jaunes sont à la peine, frisant la correctionnelle en rasant le plafond et les murs mais ils obligent Saverne à jouer de nouveaux coups toujours plus puissants. Saverne a la possibilité de conclure après une excellente réception de Damien et Jacques le terrible s’attend à donner le coup de grâce, mais Eric le rouge ne l’entend pas de cette oreille et pirate l’attaque prévue pour Jacques avec une tentative de deuxième main qui ne franchit pas le filet. Consternés, les savernois n’abdiquent pas mais les jaunes un peu en réussite à ce moment peuvent lancer une ultime contre-attaque et c’est la débandade dans la défense rouge pour un cruel 27-25.

A ce moment le fantôme d’Othon en boîte sous son « heaume sweet heaume », doit prendre un malin plaisir à torturer les licornois cocufiés au set précédent. Othon Kudela passait beaucoup de temps à la selle à s’en faire péter le bassin jadis et les scolioses n’étaient pas rares. Heureusement que les « Ôtessalpathes » de l’époque (ancêtres de nos actuels ostéopathes) savaient replacer les cottes de maille à l’endroit ! Schweighouse mène 2-1 mais les organismes sont disloqués, usés, torturés et la joute précédente a laissé des traces sur l’écu jaune et noir. Hugo est appelé à la rescousse et brille au service, en défense et au filet. Les savernois prennent le jeu à leur compte avec Thibaut seul à la baguette. Hervé a les gantelets fermes au block et invente des déviations en guise d’escrime et c’est à saverne que l’escrime profite. Les savernois veulent survivre et en défense le page Esteban est à la page. Pascal ferraille du tranchant au filet. La bataille est splendide et les vaillants jaunes se livrent à fond. L’euphorie gagne les rouges qui signent un 27-25 pour égaliser. Le Graal est à portée de main.

L’évêque Gégé appelle les capitaines pour l’utime joute en taille-break. Le choix du terrain est crucial car les statisticiens sont formels : jusqu’ici c’est l’équipe positionnée à gauche de l’évêque qui évite théoriquement le trépas qui la placera à la droite de Dieu (c’est la place du mort). « Montjoie Saint-Denis que trépasse si je faiblis, sus à l’ennemi ! » et les hardis savernois chevauchent leur licorne avec entrain ignorant quelle affaire de cornecul les attend au bout. L’assaut initial des rouges sent le Carmina Burana avorté car on tourne à 8-6 en faveur des jaunes dans une mêlée brouillonne de part et d’autre. Mais les jaunes parviennent à clarifier les échanges de coups et touchent là où ça fait mal. Le baroud d’honneur d’Hugo au service est trop tardif et les schweighousois méritants s’imposent 15-10 face aux galopins médusés, du moins ceux qui n’avaient pas zappé. Saverne est désarçonné et mord la poussière. Dure conclusion pour cette belle bataille. Bravo aux Schweighousois affamés de victoire qui pourront aborder les fêtes en ayant déjà festoyé !


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