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>>Nos équipes ce week end : Des fausses notes

25 mars 2018
Auteur(e) : 
TVB

Seniors masculins : Concerto en Mi-fugue mi-raison pour Orchestre en sextuor Sefonique

Les musiciens et leurs instruments :

Présents ce soir pour leur requiem face à Souffel3

-  Capitaine Thibaut la trompette qui sonne le rassemblement des troupes capable de s’improviser chef d’orchestre pour respecter à la note près la partition demandée.

-  Thierry le hautbois pas si haut mais planche de bois en réception, ou la flûte traversière quand ses attaques traversent la défense adverse. A tendance à prendre le vent quand le chef d’orchestre accélère soudainement

-  Pascal la contrebasse spécialiste du contre haut mais pas de la défense basse sollicité lors des deux premiers sets puis réservé en accompagnement des chœurs sur le banc

-  Donatien le sexophoniste pardon le saxophoniste qui fait du vent quand il monte au filet ou les bras ouverts en défense et souffle fort pour tenir la note et rester au diapason

-  Sefo les percussions (grosse caisse, cymbales et king du gong) tout en douceur et en mesure et en plus avec le sourire

-  Aurélien le trombone car il a du souffle et le bras un peu raccourci, trombonne en coulisses car peu titularisé ce soir mais excellent camarade de chœur lorsqu’il faut galvaniser les troupes

-  Damien le cor anglais à cause de son look gentleman livrant son corps en tant que libéro, toujours à la recherche de la clé de Sol pour faire le plongeon de défense salvateur

-  Colin le tuba car il ne défend pas en apnée et constitue le poumon de la defense centrale au filet, tuba à gauche, tuba à droite … tuba des ailes quoi !

-  Jean le tambourin qui l’est de moins en moins mais chassez le naturel il revient au galop à la moindre occasion et dans un rythme endiablé. A parfois du mal à jouer des castagnettes par temps chaud.

-  Eric le chef d’orchestre qui bat la mesure mais improvise pas mal autour de la partition à suivre. Quand il se met à jouer trop bas, on déplore qu’il mène son orchestre à la braguette

-  Martin le violoniste qu’on voyait bien premier violon mais qui a cassé une corde et son archet mercredi dernier, a rejoint les choristes en jouant des béquilles.

-  JJ le compositeur sourd (car les choristes font du bruit au point qu’il ne s’entend plus causer) qui doit écrire certaines partitions dans l’urgence et l’improvisation et dont les pulsations sont très variables au fil du concert

Absents ce soir pour le requiem face à Souffel3

-  Jacques les timbales au bistrot avec les collègues avant son premier match parti en mission

-  François l’alto car c’est le plus vieux n’était pas de retour du Maroc, dont on se souvient de la présence victorieuse face à Schweighouse

-  Hervé le contrebasson à anche double qui s’était pété le genou et reprend le volley depuis une semaine

Premier set : Concerto en Do minant de la tête et des popauls

Un set de moins de 40 notes (adversaire compris) qui commence en fanfare de services désintégrant les plateaux de Souffel3 de façon inattendue mais intentionnelle de la part du compositeur qui avait choisi les instruments de cette fanfare en sextuor pour Tambourin, Tuba, saxophone, cor anglais, contrebasse et trompette mais finit en fanfaronnade avec notre chef d’orchestre qui sérieux à la baguette et ayant utilisé une seule fois sa seconde main, s’enflamme au service à la surprise des chœurs de supportrices stridentes dans lesquelles on avait placé le violoniste désaccordé mais prêt à bastonner vigoureusement son tambour, tandis que notre tambourin improvisait un solo en toute détente en planant au dessus du contre pour mieux résonner sur les murs, sous le regard médusé du compositeur qui ne voyait pas cette cacophonie soudaine d’un bon œil mais maîtrisait ses nerfs.

Second set : Sonate en La miné – pas bon pour le moral !

Comme le premier set, moins de 40 notes avec essentiellement des fausses notes à l’intérieur de doubles croches où chacun sa croche. Un récital de conneries individuelles au service, en mode nouba chacun à son tour. Toute la gamme y est passée. Le jeu produit entre ces fausses notes était pourtant encore audible mais la mélodie s’étiolait étrangement passant du bourdon monotone à des sons improvisés de nos instrumentistes aux sonorités exotiques et mélancoliques auxquelles nul d’entre eux ne semblait vouloir mettre un bémol.

Troisième set : concerto en Ré Volte face à Souffel3

La consigne du compositeur de maîtriser ses nerfs et de ne pas faire montre à l’adversaire de sa frustration fut tenue autant que possible dans un faux air staccato du sextuor revisité qui s’appuya sur des sonorités de hautbois, de saxophone, de tuba, de tambourin et de cor anglais auquel on associa enfin la grosse caisse. Hélas le chef d’orchestre peinait à trouver le bon accord avec la caisse qui d’ailleurs avait quelques retards à l’allumage. Le compositeur eut une inspiration artistique soudaine et plaça le chef d’orchestre dans le chœur bancal, afin que la trompette sonne son tonitruant rassemblement en se mettant à la fois entre la grosse caisse et le tambourin. Le ryhtme imposé à Souffel3 produisit une vibration euphorisante qui permit de recoller au score puis de désintégrer l’adversaire afin de finir dans un allegro ravageur. Ah les gros ! Ca peut toujours servir !

Quatrième set : Concerto en Do miné de justesse à la fin

Le chef d’orchestre reprend la direction du jeu qui est d’emblée très disputé. Le hautbois se prend dans ses racines à deux reprises sans parvenir à éviter le ballon qui est out. On gamberge pas mal et ça bloque à plusieurs reprises car aucun des musiciens reconduits ne parvient à faire passer un arpège au moment où le meilleur serveur adverse contrarie notre cor anglais flegmatique en réception et notre saxophone débridé. La grosse caisse envoie du lourd et le tambourin n’est pas en reste. La trompette étant revenue dans le jeu la fin de set est serrée et le trio tambourin, trompette et grosse caisse qui sait se faire gong voire cymbale, semble pouvoir reprendre son récital à condition que … la flûte évite un passage Largo quand le ballon est clairement annoncé Out, mais aussi à condition que le saxophone reste dans la sobriété. Au grand dam du compositeur, le saxophone improvise une envolée lyrique au service (de qui ?) formellement prohibée par la partition et voit son ballon s’écraser en clé de La mentable dans le filet. Quelle fausse note ! Au jeu des occasions ratées on fait fort et le trio salvateur doit céder sa place en poste avant au trio flûte traversière, tuba et saxophone rouspétant après sa boulette bien moins incisif face à un adverse air expérimenté qui connaît bien la musique et use de quelques ficelles pour perturber le cor anglais qui n’en finit pas de livrer son corps en défense en cavalant dans les coins à s’en faire des cors aux pieds. Au jeu de jouer contre nous-mêmes nous sommes vaincus et la perspective d’un cinquième concerto en tie-break transit les chœurs les plus vaillants.

Cinquième set : Concerto raccourci en Si … avec des Si !

Admettons que l’entame est un peu en adagio car les ressources mentales pour accélérer ne sont pas encore mobilisées et les arpèges qui en résultent sont brouillons. La trompette vient suppléer le hautbois qui bat de l’aile et apporter du dièse avec le demi-ton chromatique qui manque à la distribution pour stimuler nos percussionnistes du jour. Dès que l’adversaire prend un petit avantage à la rotation on réagit vivement avec un Carmina Bourina en Sostenuto du tambourin et des percussions dans un grand Martintamarre car le violoniste monocorde galvanise les chœurs avec son tambour battu. Saverne rattrappe Souffel3 tambour battant mais le side-out reste en faveur de Souffel3 même si Saverne tient la mesure. Ceci n’autorise plus la moindre fausse note. Le chef d’orchestre redouble d’efforts en exhibant ses aisselles et défend son pupitre en gigotant allégrement dessus. Un temps mort du compositeur et le jeu reprend de plus belle dans un rythme endiablé mais avec les approximations dans la contremesure plus souvent jouée par le tuba et le gong, ce dernier jouant un peu trop haut risque à tout moment le « pan dans le gueule » par l’attaquant adverse en rase-motte. A 14-13 le chef d’orchestre qui a beaucoup gigoté tient à peine en équilibre sur son pupitre et, après un silence général, assume la lourde tâche de la reprise du jeu … qui ne pourra pas reprendre car le chef d’orchestre a fait une chute piano en queue de poisson de son pupitre. La Sefonie inachevée a bien eu lieu et c’est le douloureux moment de la marche funèbre qui permet de féliciter dans l’ordre l’arbitre et les valeureux Souffelois qui s’ingénient à nous pousser dans des concerts marathon au terme desquels la réalité de leur supériorité tient à 2 petits points d’écart. Auncun rappel du public mais un souvenir de défaite, une de plus, qui condamne à la relégation un orchestre plutôt en progrès.

Seniors féminines : La douche froide qui s’arrête pas de couler

La douche du vestiaire avait à peine cessé de couler toute seule (fait qu’on rapporta impersonnellement lors de l’échauffement) que la douche froide prenait fin sur un service dans le bas du filet. 3-0 (25-8, 25-21, 25-19) pour Hausbergen à la grande satisfaction de Gégé et ses joueuses dont une ancienne juniore savernoise Ophélie, et de façon inattendue de certaines de nos joueuses enchantées par leur prestation individuelle en fin de rencontre.

Angoissées de devoir s’autocoacher ce soir car Anne était absente au coaching et le co-coach (concierge-coach) suppléant arrivait fort tardivement 40 minutes avant le coup d’envoi, les joueuses rouges sans honte furent vite mises devant la réalité de leur niveau en réception au premier set. Dans ce sport en principe collectif, la réception semble importante. Le reste fut moins désastreux mais sans aucun suspens car les points chauds étaient gérés sans problème côté Hausbergen alors que Saverne cafouillait.

Quand les meilleures serveuses adverses font parler la poudre, le co-coach sans temps mort au dernier set constate que du terrain au banc la plupart ont prévu de prendre la poudre d’escampette (métaphore), tout comme lorsque s’achève le pot de fin de match et qu’il faut passer le balai et ranger le local. C’est ceux qui ont la clé (Merci Damien et Ivan) qui s’en chargent. Les autres ont pris la clé des champs !


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