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>>Nos équipes ce week end : Projets d’avenir mais … les boules de cristal !

3 décembre 2017
Auteur(e) : 
TVB

Cadettes : l’envie et le plaisir

La bonne humeur des cadettes même après avoir perdu 2-0 contre ASVS 1 , première du groupe (que des victoires 2-0 !)

A noter le premier match officiel de Valentine Criqui qui ne s’est pas laissée impressionner et a montré de belles choses.

Encouragements aux 6 courageuses

La performance des féminines face à Kochersberg ne doit rien au hasard mais au plus mauvais moment du tie-break la réussite a choisi son camp pour offrir une balle de match à l’adversaire qui l’a parfaitement défendue et convertie en victoire 3-2 (25-15, 25-23, 22-24, 21-25, 15-13)

Seniores féminines : Bataille échevelée pour échouer d’un cheveu

Recevoir l’équipe de Kochersberg cette saison au gymnase Adrien Zeller, c’était aussi le plaisir de retrouver François et Bernard son adjoint qui avaient longtemps coaché notre équipe féminine depuis sa reconstitution après forfait général à sa remontée en Pré-Nationale à vitesse V. Depuis la séparation avec l’équipe de Saverne, François et Bernard ont offert leurs services au club de Kochesberg en apportant à son Capital volleyistique des recrues de taille en la personne des ex-savernoises Elisabeth et Mischka que nous retrouvons dans les rangs adverses, l’une en libéro l’autre en attaquante libéree d’activité défensive superflue. Les joueuses de Kochersberg affichent une moyenne de taille très au dessus de la moyenne et entament leur échauffement dans des tenues élégantes, seillantes et XL affichant un multi-sponsoring révélateur de la qualité de leur coach François d’assurer l’équipement et la logistique grâce à des partenariats commerciaux, mais aussi de sa grande qualité à gérer la vie de groupe dans une équipe dont l’effectif global est proche de la douzaine de joueuses XL voire XXL à côté desquelles le petit effectif savernois passe pour une bande de volleyeuses Hobbit.

Malgré l’absence de leur attaquante centrale préféree qui avait facilité la victoire face à Hausbergen, les « Kochersbergères » font bonne figure dans le jeu et malmènent une équipe savernoise crispée et incapable d’endiguer les assauts adverses. A 20-7 on se demande à quelle sauce les savernoises seront dégustées d’autant plus que la passeuse et capitaine Caroline déroule et assure les défenses qui font la différence toute auréolée de son expérienc faite de fidélité indéfectible à son club.

Le public arrive au compte-gouttes avant d’atteindre une quantité respectable voire débordante des tribunes. Les figures historiques du club y côtoient les actuels licenciés et coachs avec en tête de pont le Président Alain. On compte aussi les parents des joueuses dont certains ont fait 3 heures de route pour voir leur fille Eugénie jouer à peine 15 minutes dans un rôle imprévu. On n’a guère envie d’être frustré de sa soirée et encore moins Dony le marqueur qui rêve de l’exploit de Saverne rendu possible par la victoire du Racing face au PSG le jour même. A 23-15 c’est le PSG, pardon Kochersberg qui impose sa logique sans complaisance. Noémie notre passeuse corsetée pour épargner ses lombaires surprend tout le monde en étant sujette à une crise respiratoire soudaine spectaculaire et inquiétante. En l’absence d’Anne-marie et de Samantha, c’est Eugénie sur le banc qui est appelée au secours dans ce rôle improvisé de relai de passe. Le set est vite parachevé 25-15 par Kochersberg qui se projette alors dans l’avenir radieux d’un succès facile.

Etrangement, l’état de Noémie devient une cause régionale et toutes les joueuses rouges entament le second set métamorphosées dans une opération commando dont le nom de code est « il faut sauver la soldate Noémie ! ». Cette dernière a bien récupéré mais la prudence veut qu’on l’asseye sur le banc auprès de sa coach la stridulente Anne, qui est à notre comité la « truculente secrétaire » et reste pour son mari notre ancien trésorier la « Succulente épouse ». C’est ainsi que commence véritablement le match en mode bras de fer avec Eugénie qui s’adapte merveilleusement dans son rôle et maintient un niveau de confiance élevé chez ses partenaires qui trouvent progressivement des solutions défensives et offensives face aux grands gabarits adverses dont le temps de chute au sol pour défendre est loin d’être suffisant face aux balles placées savernoises. Le public s’enflamme, Funda fait des pieds et des mains en défense et assume bien ce rôle de passeuse principale très provisoire jusqu’au retour att(endu de Nono. Le jeu savernois est plus clair mais en fin de set il manque ce petit quelquechose, qu’une équipe qui gagne peu d’habitude trouve péniblement : le geste juste, la bonne inspiration, la prise de risque opportune, et … le set est empoché de justesse par Kochersberg 25-23. C’est sur ce score la semaine dernière que Saverne avait cédé le premier set à Hausbergen avant de s‘écrouler, un score qui dans certaines circonstances permet de se dire qu’on n’a pas fait un si mauvais match alors qu’on est plus proche de gagner qu’on ne le pense !

Saverne mena de bout en bout le troisième set face à Kochersberg médusé qui voyait les balles placées de Karin tomber par terre sans difficulté dans la « zone de conflit » du centre du terrain, mettant hors de position une défense qui s’appuyait sur Elisabeth en poste 6 pour neutraliser toute tentative d’attaque longue mais ne modifiait pas son dispositif pour pallier ce point faible très visible. Côté Saverne les petites astuces de Karin puis d’Amélie nos deux centrales facilitèrent la conclusion de points aléatoires jusqu’ici et la « zone de conflit » devint chez Anne un lapsus avec l’expression « zone de confort ». Pour le profane la « zone de conflit » désigne l’endroit du terrain où on risque d’assister à un plongeon de défense simultané de 3 défenseurs qui vont se télescoper sans parvenir à empêcher la balle de toucher terre. CQFD : en cours de set, trois Kochersbergères s’étalent sans succès en pleine « zone de conflit ». Pour l’attaquante qui marque le point dans un fauteuil on peut abusément parler de « zone de confort ». Titillez la « zone de conflit » et vous allez foutre la zizanie dans l’équipe adverse jusque sur le banc où le berger en chef cherchera un bouc-émissaire ! Alors remettez-en une couche !

En défense poste 6 Havva n’avait rien à envier à Elisabeth notre adversaire libéro, et la dépense d’énergie d’Havva contribua à sa bonne inspiration dans le domaine offensif, armée de son bras dévastateur qui expédie des ballons pesants broyant les radius et les cubitus de la défense adverse. On fit même commencer Havva au service, c’est dire la confiance qu’on avait en ses possibilités ! La constance de Louise à l’attaque entretenait une forte pression sur l’adversaire et toutes se mirent à lâcher le bras au sercice pour le plus grand déplaisir des réceptionneuses de Kochersberg et de leur passeuse Caroline qui entama son footing du samedi soir. La seule menace qui pesait sur Saverne était l’appréhension de finir le set sans se faire de frayeurs. On opta pour une technique psychologique nouvelle s’adressant particulièrement bien à un esprit féminin. Pour bien vivre son présent, un esprit féminin doit pouvoir se projeter dans l’avenir ! Un homme agit et discute en restant ancré dans le présent alors que sa femme aspire à des projets d’avenir réalistes ou utopiques. Aux temps morts le leitmotiv de la communication savernoise était désormais « Bon les filles c’est bien, mais dépêchez vous de finir le troisième set car on en a deux autres à faire derrière ! ». Le set fut conclu 25-22. Bis repetita dans le quatrième set avec « Bon les filles c’est bien, mais dépêchez vous de finir le quatrième set car on en a un tie-break pour gagner ce match après ! ». Le set fut conclu 25-21 avec beaucoup d’autorité et les recettes identiques du succès précédent : bombarder la « zone de conflit » qui perturbe l’adversaire et qui, en cas de défense ne pourra pas contre attaquer. En revanche les tentatives de l’adversaire de toucher notre « zone de conflit » ont avorté grâce à l’extrême vigilance de Noémie en défense et de Funda toujours aussi véloce, rapide, et capitaine super sonique pour encourager tout le monde.

A la grande consternation de Kochersberg qui ne déméritait pas autant que ça, il fallut « toaster » pour le début du cinquième set. Antoine Krauth notre arbitre avait trouvé son rythme dans ce match assez plaisant et devenait de plus en plus attentif bien conscient de ses responsabilités. Les décisions sont parfois criticables mais en Excellence l’arbitre est seul pour tout contrôler et ne dispose pas de la vidéo. Félicitations à Antoine qui nous permit de sortir du grille pain un toast à point pour nous : le droit de servir en premier. Havva eut l’insigne honneur de rater son service, ce qui était plutôt rare mais hélas elle fut imitée par deux de ses partenaires un peu trop vite, et il fallut prendre un premier temps mort pour redonner un nouveau projet d’avenir aux savernoises : « Bon les filles c’est bien, mais dépêchez vous de finir le cinquième set car on doit rattraper les équipes en tête du championnat avant la fin de l’année ! ». La technique fit ses preuves et les savernoises plus détendues tournèrent à 6-8 avec des signes de crise d’essouflement chez Noémie. A peine le changement de terrain fait qu’il fallait prendre un temps mort d’urgence (le deuxième) pour soutenir notre passeuse. Puis, jamais deux sans trois si l’arbitre est concentré sur autre chose et oublie de réprimander le coach qui veut tuer le temps !

Saverne réagit avec volonté dans ce tie-break et reprit l’anvantage 12-11 et très vite les équipes se trouvèrent à égalité 13-13 devant un public lyrique et enthousiaste. Les voies des Dieux du volley sont impénétrables et le service de Noëlle Cottin une kochersbergère touchée par la grâce divine, tomba sur la bande du filet et dans les 10 centimètres sous le filet rendant impossible la réception de nos savernoises les plus intrépides. Drôle de coup du sort à 14-13 ! L’échange suivant fut très disputé et Saverne était en passe de conclure quand un exploit défensif miraculeux permit une contre attaque inespérée. Kochersberg s’imposa 15-13 d’extrême justesse.

Félicitations aux deux équipes qui sont allées au bout d’elles même et tout match ne valant que pour l’histoire qu’il écrit et le drame qui s’y joue, peu nous importe de savoir si on aurait été meilleur ou pire avec les absentes du jour dont la prestation hypothétique n’est que pur bavardage d’après match. Mieux vaut rendre hommage aux sportives qui ont participé en donnant le meilleur pour le plus grand plaisir des spectateurs qui ne se sont pas ennuyés et qu’on remercie pour leur bienveillance.


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