Volley Saverne(67)

>> Le coffre à outils technologiques et pédagogiquesdes enseignants de la formation professionnelle du Québec

Tricolore volley ball

Faites également la promotion de votre Page

Vous êtes ici : Accueil des volleyeurs » Les souvenirs des volleyeurs » Archives de la saison 2009-2010 » Seniores filles

>>Un défi perpétuel

7 mars 2010
Auteur(e) : 
TVB

Saverne-Pfastatt : 3-1 Haut-barr 20h30 samedi 6/3

Set 1 : 25-22 en 26 minutes

Set 2 : 25-27 en 28 minutes

Set 3 : 25-17 en 24 minutes

Set 4 : 25-17 en 23 minutes

Arbitres : Kriegel, Lamande

Saverne : Bergmann, Kister, Pruneta, Adnet, Haberer, Joly, Verpillot (libéro), Wurcker, Vanini et coach Morel

Pfastatt : Jeanpierre-Pauluzo, Meyer, graeber, Enderlin, Rose, Scherrer, magdonnal, Brunner et coach absent

Les joueuses de Pfastatt dont l’effectif s’est rarement renouvelé depuis que je supervise le jeu de nos rouges favorites, demeurent un des piliers du championnat de régionale après une expérience nationale infructueuse. Cette équipe toujours redoutable était invitée à la salle du Haut-Barr pour subir une éventuelle revanche. Ces jeunes filles ont gagné plus en expérience qu’en âge et mieux vaut le dire ainsi afin d’éviter les foudres de mes lectrices les plus fidèles. Au terme d’un match échevelé et d’un suspens diabolique, elles avaient annihilé quelques espoirs résiduels d’une saison brillante pour les savernoises. Privées d’un coach ayant voué son intérêt aux plus jeunes, les haut-rhinoises faisaient une entrée aussi joviale que des benjamines en plateau. Cette confrontation habituelle de régionale allait se renouveler pour le plus grand plaisir des rares spectateurs récemment déneigés.

Pfastatt rend coup pour coup malgré un départ difficile, laissant étonnamment Eliane scherrer en attente sur le banc. Moins spontanées que face à Huningue, les savernoises commettent un jeu d’une lenteur inhabituelle. Les balles hautes en 4 succèdent aux balles hautes en 4, cherchant à exploiter l’avantage de taille des ailières face aux joueuses du poste 2 adverse. Heureusement pour nous, les blanches se prennent un peu les pieds dans le tapis et faillissent occasionnellement dans le domaine offensif malgré la bonne distribution de la véloce passeuse Céline Graeber dont les aptitudes à passer la surmultipliée en tricotant des gambettes quand les réceptions sont cacahuètes, me laissent encore tout pantois. Son opposée sur le terrain Stéphanie Rose montre son aisance technique et l’atout de cette équipe réside dans sa grande capacité d’observation et de lecture du jeu adverse à l’image de l’expérimentée Linda Brunner ou des métronomes Nadine Meyer ou Emilie Enderlin. La défense de Pfastatt multiplie les exploits et pousse les savernoises les plus téméraires à la faute, sauf Lucile Adnet qui devant comme derrière tient le rôle du marteau-piqueur aérien. Flottant en l’air comme si elle avait eu une paire d’ailes, Lucile s’exécute avec zèle et sa piqûre est très souvent mortelle pour la valeureuse défense adverse qui cède de plus belle. Il fallait tenir le score à ce moment du match et l’enjeu il est vrai était de nature à crisper quelques bras et quelques démarrages défensifs. Toujours gênée par ses douleurs dorsales, notre autoritaire Marion cède sa place à Morgane qui trépignait d’impatience depuis le début du match. Appréciée pour sa grande polyvalence Morgane est souvent réservée pour des rôles de sauvetage à tous les postes, mais à un moment donné il est grand temps qu’elle joue. Pour la petite histoire, non contente de faire ses 2 entraînement par semaine, Morgane cultive l’augmentation de sa détente en montant à pied 8 étages 5 fois par jour. Le gain moyen journalier avoisine les 5 millimètres et sa transformation en attaquante dotée d’un cerveau ne fait plus guère de doute dans un futur futuriste ! Plaisanterie à part, de la détente il en faut pour parvenir à finir le set en toute décontraction ! C’est ainsi que la bataille au filet tourne en faveur des rouges et qu’une exultation s’empare des locales qui empochent enfin le premier set si déterminant pour le moral des troupes et le Morel de coach.

On a peu parlé des autres savernoises à ce moment mais on y pense très fort et le second set demeure superbe avec un adversaire qui croit toujours en ses chances et titularise enfin Eliane Scherrer à ma grande satisfaction car j’avais passé du temps à faire travailler la défense et le contre face à cette joueuse que j’admire à la mesure de son talent et de son élégance dans le jeu, au point même d’avoir tenté une grossière imitation de son style d’attaque incomparable lors du dernier entraînement de mes ouailles. Quel déplaisir pour le coach qui apprécie les qualités de ses adversaires de dire à ses joueuses : "Ne jouez pas sur la 10 !". Mais on me paye ... non on ne me paye ... pour gagner, c’est comme on veut en définitive car en temps de crise je tiens en diminuant le coût à conserver un bon rapport qualité/prix, mais l’ambiance est meilleure quand on gagne, même si je m’égare un peu. Néanmoins, interdiction formelle à mes joueuses (dont je ne suis pas plus propriétaire que cela) de jeter d’angoissés coups d’oeil au score ! Comme les savernoises sont disciplinées mais pas toujours douées dans leur ciblage, Eliane scherrer touche sans surprise tous les ballons en défense. Il est vrai que le jeu savernois s’étant réduit (en partie par ma faute) à attaquer par dessus les extérieures du poste 2, on se heurte souvent à une défense compacte vers le centre droite du terrain. Pfastatt compense parfaitement ce point faible pour en faire une machine à happer les ballons des attaquantes savernoises les plus remontées.

Anne est frappée par une série de choix contradictoires par rapport à la situation en raison d’une effervescence passagère de ses globules neuronaux et cède sa place à Aline qui s’implique d’entrée dans son rôle en gardant la tête froide. Aline n’a guère le temps d’exprimer ses compétences qu’elle est frustrée de devoir rapidement restituer sa place en raison du choix tactique qui privilégie la taille face à Scherrer assez menaçante au filet à ce moment du match. Une fin de set tendue et serrée tournera finalement en faveur d’un adversaire rageur et très méritant s’appuyant sur la stabilité en réception de Lucie Jeanpierre-Pauluzzo. Notre couple de marqueurs Colette-Jean-Pierre appuie à regret sur le bouton qui donne 27-25 à Pfastatt.

Aline est confirmée à la rescousse de la red team au troisième set car Anne semble avoir besoin de temps pour resserrer quelques boulons partis en vrille, mais elle n’est à ce moment pas la seule. Echaudées par le revers du set précédent, les partenaires de notre Charlotte Verpillot locale mais de plus en plus régionale, n’ont d’autre choix que de se libérer en basculant d’un jeu discipliné tactiquement vers un jeu plus vif, spontané et varié. La libération de la femme savernoise se déroule tout à coup sous les yeux éberlués de l’adversaire et notre libéro ne s’en étonne guère. Marie réussit enfin ses attaques et domine le contre adverse tout en restant impeccable en défense, Claude n’a pas besoin de mes commentaires pour jouer à la perfection, Morgane aussi je dois l’admettre. J’avoue ne pas toujours être convaincu par les démarrages défensifs de Manue qui rejoint un peu vite le sol quand un ou deux pas seraient nécessaires, mais on la sent un peu fatiguée ces derniers temps et malgré cela elle surnage en s’impliquant à fond en dépit de mes passagères critiques. Elle parvient néanmoins à sortir son épingle du jeu au filet et pique l’adversaire à de multiples reprises (c’est une image car on ne fait pas dans la couture chez nous !) de façon inattendue et efficace. Sa qualité de service lui autorise tous les flottements du monde et Saverne prend l’ascendant. Morgane est aussi extrêmement efficace au service et s’applique dans tout ce qu’elle fait. En face Meyer réceptionne parfaitement, Rose est très appliquée, Enderlin et Graeber font quelques sauvetages, et il faut une équipe de Saverne requinquée pour finir des échanges longs et difficiles. L’osmose du dispositif favorise l’expression de talents parfois un peu trop discrets dans l’animation entre les échanges. Aline défend des ballons chauds et se retrouve au filet dans des situations où le contre fait une impasse pour mieux neutraliser sa capacité à jouer les mains. Un peu usée par cette situation plus rare qu’on ne l’imagine, Anne est priée de venir finir le set au contre avec succès et même une certaine inspiration au service, ce qui créé une différence définitive. Saverne l’emporte assez normalement 25-17.

Incroyable ! Le quatrième set tourne à la punition d’un adversaire qui n’abdique jamais mais se heurte à une défense de fer des savernoises au sein de laquelle Charlotte est intraitable, habituée qu’elle est à servir de punching ball au coach à chaque échauffement d’entraînement ou de match que Dieu fait dans sa grande mansuétude en évitant la propagation de la grippe A qui menaçait de faire fermer des gymnases, et m’offrant enfin la seule et unique joueuse qui se porte à chaque fois volontaire pour s’échauffer avec moi sans rechigner à nettoyer le sol de la salle en le rendant plus brillant qu’avec Mr Propre à chaque fois que je tape à côté de la balle. Et cette joueuse là nous quitterait la saison prochaine !?! Non chers Présidents, venez à mon secours !

Mais revenons au match et au score qu’il est toujours interdit de consulter et qui affiche un stupéfiant 21-7 et Pfastatt qui plonge quand même et défend des ballons tant bien que mal, résistant à qui mieux mieux pour garantir un inextinguible spectacle. Brunner au service, malgré un bras torturé, parvient avec sa grande science tactique à nous remonter un peu mais, après quelques déplorables tergiversations au filet, Manue nous offre le point de la victoire, source de l’exultation tant attendue.

Merci à notre adversaire du jour qui chaque année nous permet de jouer des matchs exaltants, en espérant le retrouver la saison prochaine, car ces jeunes filles n’ont pas encore atteint un âge invalidant et pourraient encore obtenir l’autorisation de leurs époux de passer le samedi soir entre copines à jouer à la balle avec beaucoup de talent et d’intelligence comme elles le firent de longue date. Rendez vous à nos supporters samedi prochain au Cosec Sources pour affronter la fraternelle qui ne part jamais battue.


Tricolore volley ball Foyer Saint Joseph, Rue de Gottenhouse 67700 Saverne Tricolore volley ball Foyer Saint Joseph, Rue de Gottenhouse 67700 Saverne

Site développé sous SPIP 1.8.2d
Utilise le modèle RÉCIT-FP Partenaires v1.3.2