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>>Saverne, fais-toi peur

22 novembre 2009
Auteur(e) : 
Irina

Saverne - ASPTT Mulhouse 3 (Haut-Barr 21/11/2209 à 20h30)

25 - 16 en 23 minutes

25 - 21 en 23 minutes

18 - 25 en 24 minutes

27 - 25 en 28 minutes

Rencontre d’une durée de 92 minutes au total

Arbitres : Goehry, De Christe

Saverne :

1.Vanini, 2.Roth (Abs), 3.Wurcker, 4.Joly, 5.Pruneta, 6.Adnet L, 7.Kister (cap), 8.Graw (Abs), 9.Bergmann, 10.Haberer, 18.Verpillot (abs), 12.Troesch

Coach : JJ Morel

Mulhouse3 : 1.Mazin, 2.Rebouche (Libéro), 5.Boudraa, 6.Bachmann , 7.Boloronus (cap), 8.Mazin , 4. Laib-Mislin, 12. Ortschitt

Coach : Boloronus

Voici pour moi l’occasion inappréciable de relater avec moins de véhémence que le coach de l’équipe locale le match que les savernoises ont joué à domicile samedi soir. La victoire fut acquise au bout d’un suspens étrange qui me laissa pantoise de par l’inefficacité surprenante de l’équipe locale au moment de terrasser sans équivoque un adversaire semblant bien plus faible. Mais le volley ball prend parfois des allures très aléatoires pour les équipes non professionnelles peu habituées à faire des gammes techniques 2 fois par jour et parfois en pleine nuit avec réveil surprise par un sergent de l’armée rouge dans un gymnase du sud sibérien. Le match commence bien pour les partenaires de Claude Kister la capitaine des rouges à qui je rendrai un vibrant hommage en fin d’article. Aline Wurcker retrouve avec bonheur ses coéquipières et aide à stabiliser la défense, ce qui est vital car Charlotte la libéro a abdiqué pour ce match. Il n’est guère besoin d’être très puissant face à des joueuses jeunes et pratiquant un volley classique et moins empreint de vitalité que d’habitude. Dans cette jeune équipe Myriam Boloronus fait un retour sportif balbutiant mais prometteur. Le coach savernois est un peu inquiet car il dispose de nombreuses demi-joueuses dans son équipe. Lucile Adnet par exemple a une épaule blessée, Anne Joly ou Marie Troesch ont des genoux effrités par exemple, mais je ne ferai pas la liste des petites blessures ou incapacités. La plus blessée, Anne-Marie Roth, très bonne joueuse complète et aérodynamique reste une absente de marque pour Saverne.

Le premier set est parfaitement maîtrisé par Saverne qui fait une partie sérieuse malgré l’envie de certaines joueuses de faire des coucous au public dense du soir. Le coach Morel est un peu comme mon ancien coach Sergueï, il n’apprécie pas car il veut la concentration maximale de ses joueuses sur le ballon (je traduis pour Claude Kister professeur d’éducation physique : le référentiel bondissant). Le référentiel bondissant tombe souvent en s’écrasant sur le terrain des jeunes mulhousiennes qui baissent pavillon très vite 25-16. Le banc de Saverne va faire un débarquement sur le terrain à dose homéopathique avec Morgane Pruneta puis Ghilaine Graw, et enfin la très attendue (avant, pendant et après le match) Marie Troesch. Heureusement cette dernière ne réédite pas ses attaques à atterrissage d’albatros du dernier entraînement ! Le jeu des arrivantes est moyen mais l’adversaire est débordé depuis bien longtemps, et seule Myriam Boloronus semble encore apte à téléguider ses réceptions vers la passeuse, mais le set se termine 25-21 en queue de poisson.

Morgane Pruneta est très fâchée avec ses bras qui n’exécutent pas toujours les ordres de son cerveau et son match est très moyen, mais elle n’est pas la seule. Toute l’équipe de Saverne bat de l’aile et se torture mentalement comme si elle était espionnée par le KGB. Rien ne va plus tout-à-coup et Marie Haberer et Claude Kister ont du mal à maintenir à flot un bateau qui fait un inattendu naufrage. JJ Morel n’est plus guère caustique sur le banc quand le contre n’est pas soudé. Le set est une punition de l’indolence dégénérescente dans laquelle est tombée l’équipe locale. Les mulhousiennes en profitent pour tout défendre et sont couronnées de succès à l’attaque. Le set s’achève 25-18 à la plus grande stupeur d’un public dont la moyenne d’âge baisse de plus en plus.

Le coach de Saverne pique une noire colère et critique le jeu qui a perdu son âme kolkhozienne chez les rouges. Les joueuses sont remaniées et le goulag menace certaines dont il maintient quand même la position dans le respect de son schéma tactique initial. Avec la pression, Saverne redevient aussi incisive qu’une licorne fendant l’air et la technicité de Marion Vanini qui s’applique en relance rappelle la rigueur du Bolchoï de Moscou. Enfin Saverne domine son sujet et Ghilaine Graw est remise sur orbite et admoneste avec violence des attaques perforantes dont l’une cinglera le visage de la passeuses adverse lors de l’échevelée fin de set. Le suspens est à son paroxysme et alors que Saverne mène aisément et s’offre de nombreuses balles de match, les réceptions ratées et les cafouillages s’enchaînent à qui-mieux-mieux. L’étonnante et héroïque défense mulhousienne tente de faire basculer le match. Les embuscades piègent les joueuses locales comme les cosaques piègeaient la grande armée de Napoléon lors du passage de la Moskowa. Saverne semble au bord de la noyade et le public au bord de l’apoplexie à l’image du président Alain Bohn. Seul le coach de Saverne reste de marbre car il est habitué aux farces involontaires de ses joueuses. Il n’a d’ailleurs plus de temps mort. Mais Ghilaine Graw s’envole et annihile les espoirs de l’adversaire qui échoue à 27-25. Bravo aux savernoises qui ravissent leur public sans être trop glorieuses, mais il fallait une victoire en hommage à l’année supplémentaire que s’offre Claude Kister. Mulhouse est invité au traditionnel pot de fin de match et on espère bien que ces jeunes filles auront à coeur de recevoir dignement Saverne au gymnase Montaigne pour tenter de prendre leur revanche.

Hommage à la capitaine Claude : Bon anniversaire !!!

Claude a débuté le volley ball à l’âge de 3 ans et fut tout de suite titulaire de son équipe en étant surclassée poussine. Etant dotée de membres antérieurs courts mais parfaitement étudiés pour la maîtrise de la réception, Claude n’eut aucun mal à se hisser parmi les grandes sans parvenir à augmenter la taille de ses membres inférieurs. Plus proche du sol, ainsi et cultivant dès l’âge de 5 ans une vélocité hors norme Claude devint MVP (Meilleure Volleyeuse Poussine) en fin de saison. Remarquée par l’éleveur de championnes local JP Adnet dont la transmission génétique (associé à Colette) apporta au volley ball savernois des volleyeurs et volleyeuses de qualité, Claude participa très vite à des rencontres internationales. C’est dans les catégories poussine jusque minime que je pus jouer contre cette joueuse incroyablement véloce et technique. Je mesurais déjà 2m18 en minimes et j’avais une autorité suprême dans le volley ball. Mes attaques destructrices ne voyaient jamais de retour jusqu’à ce que je joue contre cette petite joueuse exceptionnelle qui défendait tout et partout. Recrutée en sport étude et jouant en régionale pour ne pas trop délaisser ses études, Claude resta fidèle à Saverne sous la forme d’une attaquante-réceptionneuse au sens tactique aiguisé. Sous l’ère des entraîneurs Petelo puis Ludo, elle constitua le socle de la réception locale, se dépensant sans compter et fournissant des efforts physiques intenses. Devenue passeuse sur le tard à l’arrivée de l’entraîneur JJ, Claude adhéra au poste et se l’appropria grâce à sa volonté de fer. Elle inventa la codification des combinaisons de son équipe, et on l’entend annoncer en criant à tue-tête : 11 !!!, 8 !!!

Voilà maintenant 30 ans que Claude joue au volley avec enthousiasme et jeunesse et sa ruse naturelle ou sa recherche technique de la perfection gestuelle ont su la transformer en MVP (Meilleure Volleyeuse de Plage) du Saverne beach club lorsque la météo le permet. Mais maintenant que la planète se réchauffe le temps est beau et chaud même aux confins du Kamchatka et j’encourage les supporters à se presser pour admirer les prouesses défensives de cette volleyeuse attachante.

Vos commentaires sur cet article

  • IRINA POWAAAAAAA

    24 novembre 2009

    C’est bizarre on sent une petite touche russe dans les propos d’Irina, et pourtant une grande maitrise de la langue Française ! Sache ma chère que le jeu Savernois est en plein essor et que bientot les albatros viendront te manger le peu de cheveux qu’il te reste !!!!! looooooool Une grande blonde comme toi devrait savoir que les oiseaux tués par mes balles se trouvent par terre et non au ciel... Mais je ne te tiendrai pas rigueur de celà ! Sur ce ma chère, à bientôt pour de nouveaux récits enflammés !

    Un admirateur secret... Igor !

  • Saverne, fais-toi peur

    23 novembre 2009, par Christine BOUR

    Joyeux anniversaire, Claude !!

    Et bravo pour cette victoire (à laquelle je n’ai malheureusement pas pu assister, ayant moi-même un match le même soir...) Supportrice comme toujours de mon équipe et de mon club alsacien de coeur, je vous envoie plein d’ondes positives pour vos prochains matchs !

    Bises à celles qui me connaissent, et à l’impeccable technicien et homme qu’est votre coach !


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