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>>Huningue - Saverne : 1-3 à l’usure

27 avril 2008
Auteur(e) : 
TVB

Une véritable surprise car Huningue s’était imposé à Saverne 3-0 à l’aller. Malgré 5 absentes de marque côté Saverne (les entorses sont particulièrement fréquentes cette saison), Saverne sans possibilité de changement s’impose après avoir rappelé dans ses rangs l’égérie de la longévité volleyistique locale Colette Adnet qui réalise une prestation exemplaire

 

Set 1 : 21-25 en 21 minutes

Set 2 : 23-25 en 22 minutes

Set 3 : 25-20 en 21 minutes

Set 4 : 16-25 en 23 minutes

 

Arbitres : Endle Robert, Ghiringhelli Fernand

 

Saverne : Pruneta, Bergmann, Joly, Roth, Haberer, Adnet C.

Huningue : Milazzo, Guijovic, Brouillon, Schweitzer, Muller, Suma, Charbonnier (libéro) puis Heister.

 

Je ne tarirai pas d’éloges sur la prestation des joueuses savernoises à Huningue. Notre défaite était pronostiquée par tous car Huningue nous avait atomisés à l’aller, car une équipe qui compte dans ses rangs une ex-nationale 1 yougoslave est à prendre au sérieux, parce que la moyenne de taille et la puissance de ces jeunes filles force le respect et aussi parce qu’il nous faut pour ce match nous passer des services (au propre comme au figuré) de Lucile, Claude, Pélagie, Léa toutes blessées gravement et pour l’occasion même de Pauline, qui bien que fringuante préféra la Bretagne à la frontière suisse ce week end là.

Colette avait été invitée à jouer le délicat rôle de la sixième joueuse et le dispositif positionné fut construit pour donner une marge de manœuvre maximale à Morgane dans sa distribution anachorète.

Les données tactiques furent transmises aux joueuses savernoises qui se devaient de prendre cette fois là des risques maximum dans le secteur du service pour des raisons dont je réserve l’explication au boudoir comital de notre organe de direction cénobitique. N’allez pas pour autant imaginer qu’à saverne, notre comité est cénobite alors qu’il n’est composé que de membres parfois dubitatifs j’en conviens (mais dubitatif ne signifie pas éjaculateur précoce disait Pierre Desproges face à de chastes oreilles)… et n’essaie rien de plus que donner un peu de vie et d’entrain au volley local qui demeure dynamique.

 

Saverne part donc à l’abordage sans concession aucune et mène 8-3 face à un adversaire médusé de n’avoir pu construire aucune action. Morgane particulièrement inspirée au service sème la pagaille dans le jeu de Huningue. C’est toujours plus utile que de la semer dans son jeu n’est-ce pas  ?. Chacune s’essaie à son ace avec parfois de notoires insuccès mais Saverne bénéficie de ballons faciles rendus par les joueuses locales, et la réussite des attaquantes entretient un climat de confiance. Hormis les services de Guijovic qui font vibrer l’une ou l’autre de nos mémés en réception, pas de gros souci pour Saverne qui se détache avec arrogance, poussant la veulerie à mener encore au second temps mort. Huningue en demeure consterné et temporise sans créer de véritable danger. La capitaine Schweitzer privée de bons ballons au filet est poussée à la faute et Anne-marie est souvent démarquée à l’attaque et conclut des ballons précieux. Non contentes de mener, les savernoises concluent à coups de services gagnants, pilonnant comme le marteau du forgeron des haut-rhinoises rougies par les vitupérations de leurs supporters. On s’extasie déjà côté Saverne d’emporter ce set 25-21.

 

Huningue tente de se ressaisir d’entrée dans le second set et montre une grande solidité l’espace de quelques points. Reprenant le service, les savernoises tentent de temporiser mais le message est clair ce soir là. Il n’est pas question de retenir son bras au service. Bien vite Anne applique les prescriptions à la lettre et remet en selle son équipe. Marie n’est pas en reste et se permet même au moment important d’effectuer des attaques illisibles dont la frappe semble presque faite avec le coude, tout dépend de l’angle sous lequel on l’admire. Mais Marie ayant toutes les propriétés physiques pour s’élever et bénéficier d’un grand aérodynamisme, elle fait le point là où d’autres auraient envoyé un « Airbus A320 » dans le mur. Dans le jargon local dont j’entretiens la sémantique et même le cas échéant la sémiologie, faire un « Airbus A320 » signifie faire s’envoler la balle dans les airs sans pouvoir maîtriser la trajectoire de la frappe. Colette encore une fois démontre sa science de la cassure du poignet qui prend à contre-pied toute défense aussi bien intentionnée soit-elle. La libéro Charbonnier y perd son latin en oubliant qu’elle était « veni vidi vici » dixit son équipe en début de rencontre, et que « fluctuat nec mergitur » trouve ses limites face à la fine fleur de l’artillerie savenoise au sein de laquelle une Manue montée sur ressorts prouve à sa sœur venue l’encourager que les années n’ont pas de prise sur elle. Bref je m’éparpille mais la bataille fait rage et Saverne reprend enfin de louables intentions au service avec Anne-marie qui retrouve le cadre, saverne qui conçoit l’urgence d’éviter la n°2 et Morgane qui ne tremble jamais à la distribution. Saverne l’emporte alors d’un cheveu lors d’interminables échanges qui voient l’une et l’autre équipe cafouiller, atteintes de fébrilité « huméroparalysantes », avec des défenses âpres qui créent d’accidentels piétinements d’omoplates, qui pour notre passeuse survivante Morgane restent oh combien douloureux. Le 25-23 obtenu vient comme un soulagement.

 

Je me rappelle avoir songé lors de l’échauffement que bien que puissantes, il me semblait que mes joueuses étaient bien plus aguerries. Leur engagement lors des derniers entraînements me confortait dans cette idée et je me complaisais à me vautrer sans vergogne sur mon banc dans une forêt de bouteilles d’eau minérale, admirant le spectacle des 2 équipes, limité dans mon action à choisir le moment le plus opportun pour prendre 2 temps morts hypothétiques. Huningue menait de nouveau. Qu’à cela ne tienne je martelais à mes joueuses de poursuivre leur prise de risque au service. Cette fois elles échouaient plus qu’il n’est permis et le set nous échappait surtout sur quelques choix tactiques étranges mais aussi parce que l’adversaire était de valeur et réagissait comme on pouvait l’attendre avec Milazzo, Brouillon ou Suma qui s’investissaient bien pour épauler Guijovic, laquelle prenait les attaques à son compte malgré l’autorié au contre de notre Anne-Marie piétineuse de passeuse pénétrante. Nul doute à cultiver pour autant ! Je restais confiant pour la suite.

 

Nous repartîmes avec les mêmes intentions belliqueuses lors du quatrième set et Marie s’éclatait à écoeurer les attaquantes adverses par des défenses hors normes.Colette contrait la grande Schweitzer et Huningue fut neutralisé. Morgane s’ingénia à démolir la réception locale et Colette enfonça le clou en appliquant sans discontinuer la tactique prévue sur sa position de service faisant craquer Muller qui devait couvrir la pénétration à gauche de sa passeuse. Guijovic impuissante montrait des signes d’agacement et était poussée à la faute. Le score hallucinant de 16-7 renfrognait un public qui n’y croyait plus guère. On enfonça le clou jusqu’au 21ème point. Un intermède dû à l’arrivée d’une bouteille en plastique jetée d’une des fenêtres du haut par un jeune cultivant son crétinisme acnéicojuvénile fit sortir justement de ses gonds la capitaine de Huningue qui s’emporta verbalement dans un climat de stupeur. Guijovic fit son baroud d’honneur en signant une belle série de services gagnants, mais Marie était trop régulière en réception pour sa faire dominer, Manue et Anne trop exhubérantes à l’attaque pour être contrées et Saverne conclut inévitablement son match dans la liesse qu’on leur connaît, et lors de laquelle les cris les plus aigus tambourinent encore aux tympans du coach dont l’hyperacousie grandit chaque saison.

 

Bravo mesdemoiselles et mesdames et faites nous encore un peu rêver lors des 2 derniers matchs ! Dont un certain 17/5 au cosec des sources à 20h30 face à l’équipe de Kingersheim première de la poule.

 

 

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