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>>Saverne - Constantia : 1-3 Retours aux sources

30 mars 2008
Auteur(e) : 
TVB

Match : Saverne – Constantia : 1-3 cosec des sources 20h30

Durée : 100 minutes

Set 1 : 25-22 en 20 minutes

Set 2 : 19-25 en 20 minutes

Set 3 : 23-25 en 24 minutes

Set 4 : 17-25 en 22 minutes

Arbitres : Krieger, Gauet

Saverne : Pruneta, Masson, Bergmann, Joly, Roth, Habererpuis Lotolotolua coach Morel

Constantia : Wehrle, Jaousi, Verrier, Bohn, Schuster, Buszic, Brun, Ducoin, Holtzcherer coach Laib

 

C’est une histoire de retours quand on espérait un retour de bâton en faveur des rouges ! Quand on prie aussi pour le retour des blessées qui se résignent sans complaisance à grossir les rangs des invalides unijambistes !

Le retour d’abord de Claude comme adjointe coach et qui avait supervisé les exploits des poussines savernoises que nous saluons. Claude blessée à la main s’apprêtait à voir ses partenaires suer sang et eau, le mot n’est pas trop fort pour déstabiliser la redoutable équipe de la Constantia.

Les écorchées vives des derniers entraînements étaient d’ailleurs reconnaissables au bandage qui ornait leur rotule brûlée et l’envie de revanche titillait les combattives savernoises.

Le retour d’Alain notre président qui, ayant raté le large début du championnat, comptait bien encourager son équipe lors de l’avant-dernier match à domicile, tout en admirant d’éventuels exploits de sa progéniture.

 

A propos de retour et de progéniture, voilà donc celui d’Eléonore Bohn tout de bleu ciel vêtue et promue au poste de centrale de cette équipe vertueuse dirigée par Barbara Schuster dont la motivation exacerbée ne saurait faiblir d’année en année. Ayant achevé sa dernière saison savernoise sur les genous dont l’un semblait assez torturé physiquement et psychologiquement, Eléonore connut cette saison une brillante résurrection dans les sommets du classement de Régionale féminine et sa place de titulaire ne saurait être due à une quelconque mansuétude de son coach Mr Laib dont les exigences lui furent transmises en un briefing de début de match que nous voyons se dérouler derrière la table de marque sur une des photos ci-dessous et dont l’autorité ne peut échapper à l’œil averti. Eléonore ainsi avertie en valait deux et c’est une double Eléonore qui affronta ses ex-coéquipières poussant la schizophrénie volleyistique à jouer à la planche en défense.

 

Le retour d’Anne-Marie était tonitruant d’entrée de match et cette dernière faisait preuve d’une belle assurance pour épauler Morgane qui assumait la lourde tâche de passeuse en 5/1. Marie se mettait en confiance comme ailière en pratiquant une ou deux boîtes aux lettres. Que le novice comprenne que cette expression désigne le passage du ballon entre le contre adverse et le filet lors d’une attaque ! Nul besoin de BAL pour Pauline qui démontrait sa science de la contorsion du poignet lui permettant de mettre plusieurs fois hors de position un contre et une défense adverse assez figée par l’éberluement soudain de voir les savernoises acquérir un avantage progressivement confortable. La défense savernoise phagocytait aisément les ballons adverses à l’image de Manue, qui d’humeur joyeuse avait préparé des gâteaux (dixit dans un mail d’avant match) et se révéla vite macrophage des espoirs strasbourgeois grâce à Anne dont l’inspiration au service paraissait presque intarissable. Un vent de consternation souffla sur la Constantia qui venait d’encaisser un 25-22 sans contestation possible.

Un vent de surprise balaya les savernoises, une relative détente voire une hilarité légère s’empara des rouges qui ne s’aperçurent pas de la potentielle déconcentration que cette autosatisfaction précoce et illégitime pouvait engendrer.

 

Saverne fut ainsi bien vite malmené dans le début du second set et l’ensemble du jeu s’effilochait nettement obligeant Morgane à entamer un marathon de course à pied pour servir d’improbables ballons d’attaque à ses coéquipières maladroites en diverses occasions.

Ce fut alors le grand retour de la célébrissime Bénédicte ex-coéquipière et animatrice irremplaçable de comité de direction, tranformée à l’occasion en supportrice invérérée resplendissant dans son entrée en salle comme Carla Bruni dans sa révérence à la reine vétuste des londoniens, vêtue d’un simple survêtement uni assez décontracté et chapeautée d’une tête par son garde du corps musculeux qui se révéla être à l’usage son compagnon authentifié.

Cela ne perturba nullement la solide numéro 13 adverse qui laminait de plus belle notre arrière défense tout en se gaussant de l’incapacité provisoire de Pauline à lire ses feintes. La solidarité des rouges s’éteignait soudain et Pauline essuyait d’injustes vitupérations dont la violence trouvait sa source dans la fréquence quasi-mensuelle de l’événement exceptionnel qui pouvait contrarier certaines de ses partenaires les plus véhémentes. Question agacement, le coach savernois n’était pas en reste et son aspirine agissait de moins en moins dans le contrôle de la douleur qui lui paralysait les maxillaires et les zygomatiques. Il éclata soudain et sa fureur passagère surprit les plus émotives. N’oublions pas qu’une récente extraction de mollaire assez douloureuse l’avait même conduit à mordre les doigts de son chirurgien dentiste au cours de la semaine. Ce dernier avait à peine plaçé un pansement au fond de la bouche de son patient en disant « mordez ! » que la bouche se refermait comme un piège à souris broyant le doigt du pauvre praticien qui hurlait de douleur. Ce n’était donc pas un bon soir pour contrarier le bestial coach savernois, çà non !

Après s’être résigné à la perte du second set, on remplaça Pauline par Pélagie pour préparer cette dernière à entamer un troisième set plus glorieux en se mettant dans l’ambiance de la révolte qui grondait chez les rouges frustrées. La motivation de Pélagie était visible et elle chaussa d’entrée la centrale adverse qui s’aventurait dans sa zone de filet. Saverne réagissait et ce fut soudain le retour de Mme l’entorse, eh oui ! Mme l’entorse s’invite régulièrement à nos entraînements et nos matchs, et plutôt que de nous couper simplement l’herbe sous les pieds, elle nous casse les pieds, soyons francs ! Pélagie gisait par terre comme victime désignée du jour après une longue série qui dure depuis le début de saison et martyrise les articulations savernoises. Le retour de la bombe de froid était le bienvenu en ce début de printemps. Le coaching savernois s’éclaircissait ainsi puisque nul changement de joueuse n’était plus possible. Le second set s’acheva dans la douleur et malgré une légère remontée, 25-19 pour la Constantia.

 

Les bleues avaient trouvé un rythme de croisière très à propos et le début du troisième set leur fut très favorable malgré la combattivité brouillonne des savernoises qui commettaient des fautes ponctuelles préjudiciables au bon développement de leur jeu. On atteignait une fin de set pourtant bien plus équilibrée et incertaine avec Marie plus incisive à l’attaque tandis que le coach rouge conservait la dent dure à l’égard des joueuses les moins mobiles. « Play mobile if you want to win ! » disait un jour un coach coréen qui supervisait jusqu’à la coupe de cheveux de ses joueurs en les fustigeant derechef.

Saverne avait le service pour exploiter la passagère perte de confiance des bleues, mais Pauline puis Anne-Marie échouaient grossièrement au mauvais moment et au plus grand dam de tout le banc rouge qui s’affairait à refroidir Pélagie à son tour la jambe en l’air. Ce 25-23 semblait annoncer la fin des haricots car même si le quatrième set n’était pas encore entamé, on doutait fortement que son issue puisse nous être favorable, tant les savernoises touchaient mal la balle individuellement. Les supporters voyaient rouge et entonnaient un classique des chœurs de l’armée rouge : « on s’donnera la main, on manquera rien ! Y’aura des victoires pour tout l’monde que des premières places plus d’seconde … ». … C’est la fin de l’histoire … le rouge et un coup à boire …

 

Saverne mena alors très provisoirement, fut vite remonté et agonisa assez rapidement avec une passeuse dont les efforts répétés de course la conduisaient à accumuler fatigue et lassitude, fébrilité et doute au point que des spasmes parkinsonniens paralysèrent ses doigts et contrarièrent les trajectoires de ses ballons dont certains s’envolaient à des années lumière de leurs objectifs théoriques. Anne-marie arrosait comme jamais au service, et les quelques filles qui surnageaient étaient à la peine pour maîtriser la puissance de la Constantia qui s’offrait des constructions faciles et des finitions idéales, les attaquantes se régalant de la qualité des passes de Barbara Schuster.

 

Damned nous sommes faits ! C’était bien le retour de la défaite après la déconvenue logique essuyée en terre nordiste. La Constantia exulta modèrément certes mais exulta. Il n’appartient qu’au vaincu de féliciter son vainqueur. Bravo !

L’arbitre du jour vint se présenter en fin de match comme notre porte-poisse, consterné qu’il était, en nous ayant arbitré trois fois cette saison d’avoir assisté à trois blessures graves de nos protégées. On lui trouva poliment un contre exemple avec la blessure de Léa afin qu’il ne nous prépare pas une séance fâcheuse d’autoflagellation.

 

L’effectif savernois des joueuses valides se réduisant, j’envisage de profiter bientôt des bienfaits des progrès scientifiques sans lesquels plus rien ne semble possible de nos jours. Je pourrais bien faire de la culture de joueuses clonées à partir de cellules souches ou simplement cloner les chevilles, les genous et les doigts des plus résistantes. Je pourrais expérimenter les croisements génétiques les plus stupéfiants en fabriquant des volleyeuses à la mesure de mes fantasmes sportifs les plus fous. Je pourrais bien développer le premier concept de passeuse sans OGM (Organe Génétiquement Martyrisé) qui gambaderait sans interruption en consommant peu d’eau et pas de déodorant.

Acceptons la défaite sans chercher de bouc émissaire … même si les statistiques démontrent que nous ne gagnons plus depuis les élections municipales, pas à cause de la politique mais à cause de l’état du sol du gymnase qui n’a pas été balayé depuis belle lurette et réfrène les ardeurs de mes joueuses à livrer leur corps à peau douce au parquet rugueux et poussiéreux dans leurs défenses les plus folles !

 

 

 

Vos commentaires sur cet article

  • Saverne - Constantia : 1-3 Retours aux sources

    31 mars 2008

    Ah, Jean-Jacques, que j’aime tes articles ! Car même si je ne peux pas venir encourager Saverne, j’arrive, grâce à toi, à voir se dérouler sous mes yeux tous les matchs ! Et à rire un bon coup par la même occasion... !!

    Allez la Tricolore ! Bises à tous ceux que je connais et qui me connaissent à Saverne

    Christine Bour

  • Saverne - Constantia : 1-3 Retours aux sources

    31 mars 2008, par Elé

    Merci pour l’accueil savernois, le cake chocolat banane basilic de Manue (au top !!!). Bonne continuation à toutes et bons rétablissements aux blessées. Il serait peut être temps de mettre sur pied un section médicale au sein du club ?! Merci à la plume exacerbée du rédacteur qui ne manque pas d’audace et d’ironie, mais jusqu’où ira son imagination ?


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