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>>L’ASVS s’offre Saverne au Tie-break : 3-2

16 mars 2008
Auteur(e) : 
TVB

Nos rouges n’ont pas à rougir ni à verdir de rage, elles perdent 3-2 en marquant 99 points contre 95, petite consolation comme Sélestat une semaine plus tôt.

Il est réjouissant de voir les matchs ainsi disputés par des équipes de niveau assez proche et l’ASVS remporte une splendide victoire sur le fil, poussée par un public remonté à bloc.

Les débuts de set, à l’exception du quatrième auront tous été en faveur des woerthoises, qui sans complexe expriment l’enthousiasme de leur jeunesse par des attaques impressionnantes de Delphine Nercher ou Marie Claire Koeger. La défense tient en général le choc face aux serveuses savernoises et Célia Kupper et Marie Chanvrier sont difficiles à déstabiliser.

Saverne refait en général son retard avant d’aborder le second temps mort technique mais ne parvient pas à imposer son jeu lors du premier set ou du troisième set, et les tentatives de remonter sont entravées par une défense de fer des locales et une efficacité réelle au centre de Sophie Feider bien servie par Annie Stoltz. Margaux Schoenhauer rassure son équipe en étant sous tous les ballons et la confiance aidant, le niveau de service atteint par l’ASVS créé des brèches dans la construction du jeu savernoise. Les scores de 25-19 clôturent les 2 premiers sets en des destins symétriques. Le retour de Marie fait du bien en défense et sa hauteur au contre tempère les vélléités de l’adversaire du jour. Anne reste mobile et régulière, se rendant très disponible, parvenant à éviter avec brio le contre adverse dont la hauteur laisse pantois. Le public se passionna pour ce spectacle du dimanche après midi. Les frasques de la table de marque ne perturbaient pas le duo d’arbitres qui officiait sereinement.

Jean-Louis Woerth, le coach woerthois exulta en voyant son équipe dominer Saverne 14-6 au troisième set. Côté Saverne on s’affairait à réparer la passeuse Claude dont les doigts avaient été déchiquetés au contre par une attaque de Delphine Nercher qui, aussi fair-play que Marie Chanvrier avant (qui reconnut toucher une balle sur un blockout) passa sous le filet pour s’excuser auprès de la meneuse de jeu savernoise de lui avoir désincarcéré les ligaments des phalanges qu’on appelle les poulies. Celle-ci peu rancunière lui rétorqua qu’elle avait bien fait et qu’elle pouvait continuer son ingénieuse désintégration des extrémités de ses adversaires. Manue s’était improvisée deuxième passeuse avec verve, le temps que Claude ressoude ses osselets en les congelant un peu, pour faire un retour attendu, sans que la qualité de ses passes n’en souffre apparemment. Toutes les savernoises s’étaient alors remotivées pour infliger à l’ASVS une remontée extraordinaire qui avorta hélas mais permit de faire état sur la feuille de match d’un score plus séant 25-18.

Manue qui avait reçu un congé sans solde et sans retour possible au troisième set, compte tenu de l’effectif savernois décimé, fit son retour au quatrième et mit beaucoup de tonitruance dans ses appels. La variété du jeu savernois avec des conclusions éclatantes de Pauline à l’aile faisait plaisir à voir. Anne-Laure Leborgne la passeuse locale entrée en jeu au troisième set manifestait un peu de découragement de devoir faire de la course à pied un dimanche. Les séries de services courts faisaient mal et Morgane s’adonnait avec joie et succès à cet exercice. La pénétration à gauche de l’ASVS était rendue stérile et quand les autres savernoises lachaient leur bras, les jaunes prenaient des buffets (le buffet est une figure expliquée dans l’article précédent relatant le succès face à Sélestat. Un buffet n’est pas un coffre-fort ! Je dis cela pour Manue qui n’avait pas suivi, mais il serait intéressant de réfléchir à l’attribution de l’expression coffre-fort dans le jargon du volleyeur. Pour ma part je verrais bien l’expression coffre-fort désigner la chaussette du block réalisée à 2 ou 3 sur une combinaison adverse un peu trop téléphonée. Mais une chaussette qu’est-ce que c’est ? Là encore c’est l’image d’un contre tellement rabattu qu’il en descend dans les chaussettes de l’adversaire qui aurait mieux fait de faire une carotte. Mais la carotte comme vous le savez c’est la quéquette ! La quéquette est une feinte et je me désespère déjà d’avoir employé le terme ici dans mon article car combien de pornographes risquent à partir du moteur de recherche Google de tomber sur notre chaste et sportif site !!! Jean-Louis le coach local était en son temps une fine lame de la quéquette et la dissimulait parfaitement surtout s’il devait prendre la douche en mode mixte devant des allemandes voluptueuses et décomplexées lors d’insolites tournois de plein air en imitant le poulet avec ses compères. Pardon JL d’avoir vendu la mèche, mais il y a prescription pour ces évènements là dont je ne m’exempte pas spécialement. tu peux exercer ton droit de retrait de cette quéquette là si tu ne veux pas qu’elle traîne sur ce site).

Après le 25-11 essuyé par l’ASVS et l’hémorragie de points sur les services courts, JL joua in-extremis très finement le positionnement de son équipe en effectuant un savant décalage qui neutralisa une partie de l’efficacité du service de Morgane et modifia les duels de lignes. Très tendues les savernoises effectuaient un démarrage un peu cauchemardesque comme à l’accoutumée en manifestant trop de fébrilité au filet, poussées ensuite à la faute en réception. Ce fut alors la révolte et une remontée qui allait se concrétiser et faire douter l’adversaire ... mais voulant trop bien faire les passeuses savernoises s’emmêlaient les pinceaux et les phalanges se désynchronisaient pour lever une balle à peine attaquable par un nain priapique, au lieu de produire un ballon d’attaque pour l’irréprochable Pélagie qui poursuivait la rééducation masochiste de son épaule et de son dos dans un énième cinquième set. La pauvre va encore donner beaucoup de travail à son acuponcteur cette semaine ! Pauline restait imperturbable et verrouillait avec Claude et Marie l’arrière défense sans commettre d’irréparable bévue qu’on n’eût attribué un peu trop facilement à sa blondeur récemment. Marie réalisa un splendide "coffre-fort" en solo pour tenter de démoraliser Marie-Claire Koeger. Rien n’y fit cette dernière planta ensuite des attaques sur des balles impossibles avec un replacement, une accélération du bras et une vivacité incroyables pour une jeune fille de cette taille. La fin de ce cinquième set tournait en faveur des jaunes qui le méritaient tant elles avaient su prendre les risques justes quand il fallait. On ne fut pas si désespéré de s’avouer vaincu et ces sympathiques jeunes filles reçurent nos félicitations. Il était normal que l’issue leur fut favorable et nous n’avions pas démérité loin de là. Ce match augure de rencontres épiques les prochaines années entre les 2 équipes et les progrès accomplis par l’ASVS sont spectaculaires et logiques. Des joueuses ont pris de grandes responsabilités dans le jeu grâce à leurs qualités individuelles et la solidarité des filles de ce groupe. Il faudra poursuivre sur cette voie pour concrétiser un jour peut-être un accès au niveau supérieur qui récompenserait les efforts de tout un club dont le passé est glorieux.

Bonne fin de championnat aux filles de l’ASVS et si vous me lisez, ne chambrez pas trop ce coach qui se dévoue corps et âme pour vos succès présents et futurs.

Quant aux recruteurs strasbourgeois qui poussent l’incongruité à venir tenter de débaucher les joueuses provinciales jusque dans nos campagnes ... comprenez quels efforts nous avons entrepris pour ne pas en faire des femmes vénales, et pour qu’elles se contentent de volley et d’eau fraîche ! Si le championnat d’Alsace ne se jouait qu’à Strasbourg et à Mulhouse on ne profiterait plus du charme des vosges du nord et du sud et ce serait tellement dommage !

Vos commentaires sur cet article

  • L’ASVS s’offre Saverne au Tie-break : 3-2

    17 mars 2008, par Koeger Marie-Claire

    Bonjour Merci beaucoup pour cet article très fair-play. De l’intérieur le match était peut-être plus tendu, les enjeux pour les deux équipes étant importants. Toujours est-il que j’ai apprécié "avec un replacement, une accélération du bras et une vivacité incroyables pour une jeune fille de cette taille" en fait c’est surtout le "jeune fille" qui m’a plu étant donné que je suis à présent la doyenne de l’équipe. De l’avis des supporters de l’ASVS, le match était beau à voir (hormis le 4e set pour nous). Il est clair que Saverne est une équipe solide et que l’expérience de N3 se ressent. Encore Merci et bonne continuation. Marie-Claire

  • L’ASVS s’offre Saverne au Tie-break : 3-2

    17 mars 2008

    Très bon article Jean-Jacques. Le tie break est une Loterie, les deux équipes méritaient de gagnées, peu être un peu plus de fraicheur physique de notre coté, un 7eme joueur(le public)aurront apporté le petit +. C’était un beau match, des deux cotés.

    Bonne fin de saison à Saverne

    Jean-Louis Woerth


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