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>>3-1 pour Saverne : la messe est dite !

27 janvier 2008
Auteur(e) : 
TVB

Morschwiller – Saverne : 1-3 en 104 minutes (21-25, 16-25, 25-21, 21-25)

 

Nulle équipe ne se réjouit à l’accoutumée de devoir affronter un rugueux adversaire le dimanche matin ! D’autant plus que monsieur le curé se fait fort de noter les alsaciens paroissiens absents à l’office. Pas de grave pêché toutefois à jouer ce jour ci, mais pas tellement la pêche non plus apparemment chez les rouges et les locales faussement dépareillées de rouge et noir avec libéro fluo.

Saverne mettait à mal la défense de Morschwiller d’entrée, avec Anne très remontée et le grand retour de Marie puissante et élégante, racée, distinguée et très sûre de sa vélocité et de sa puissance dès l’échauffement lors duquel elle planta des courtes comme des pioches. Léa conservait la confiance du coach et montrait une régularité assez rassurante à l’arrière garde. Claude et Morgane tenaient leur rôle altruiste sans pour autant montrer une inspiration permanente à la distribution. Pélagie restait omniprésente et tout cela suffit à déstabiliser une équipe de Morschwiller expérimentée et très accrocheuse. Les locales cédèrent en fin de set en alternant bévues et exploits.

On entama rapidement le second set avec un 6 conservé en l’état, alors que l’agacement gagnait le banc savernois d’entendre l’interminable litanie « Morschwiller ! Morschwiller ! Morschwiller ! » scandée par le coach adverse 12 fois à la minute, et reprise allégrement par sa chorale multi-octaves en refrain, 3 fois à la fin de chaque point. Saverne jouait avec application pendant que Morschwiller chantait et le score évolua rapidement à l’avantage des bas-rhinoises avec Léa qui s’illustrait considérablement à la finition des points, ayant troqué son attaque du tranchant pour une cassure du poignet diagonalisante assez illisible même pour la brillante libéro locale Walck.

Léa semblait inarrêtable, planait au dessus du contre telle l’albatros, mais rata son atterrissage à l’instar de ce spécimen ailé, et, sans que le filet ne puisse être son ultime secours, tomba au sol la cheville gauche foudroyée par une entorse. L’œuf commençait à se former quand les secours arrivèrent avec une bombe réfrigérante prestement mise à notre disposition par nos sympathiques adversaires. On laissa la chaussure au pied de l’infortunée qui développait en même temps une ampoule. Mais qu’y avait-il donc en premier ? L’ampoule ou l’œuf ? Cessons les calembours saumâtres et reconcentrons nous sur les tragiques événements.

On évacua Léa fauchée dans son élan au meilleur de sa forme, de sa motivation et de sa progression pour une partie de jambe en l’air dont on se serait bien passé encore une fois.

Les savernoises revanchardes finirent d’étriller leur adversaire dans ce second set où Pauline remplaça Léa au pied levé, passez moi l’expression.

L’équipe médicale formée de Manue et Anne-Marie privées de volley s’affairait autour de notre cadette (toutefois indiscutablement seniore). La volonté de finir le match au plus tôt afin d’atténuer les lancements douloureux de l’entorse de leur partenaire, fit confondre aux savernoises vitesse et précipitation. Le jeu devint brouillon et les éclairs de génie se raréfièrent. Les actions savernoises devenaient trop prévisibles et Morschwiller, Morschwiller, Morschwiller jouait sur ses atouts Litzler ou Watzky pour surprendre en puissance ou en finesse une défense savernoise manifestement consternée. Au jeu du « je tombe ou je plonge », Morgane marquait des points sous l’œil contrit de son coach qui imaginait déjà les longues heures de souffrance revancharde qu’il lui infligerait à l’entraînement prochain pour pallier cette impardonnable lacune défensive. Pélagie sentait son épaule se gripper et devenir douloureuse car sa pommade magique ne lui procure hélas qu’une heure d’autonomie articulaire en général. On diligenta d’urgence le duo des brancardières sur le terrain et c’est ainsi que Manue et Anne-marie tentèrent d’inverser la tendance d’affronter le spectre inexorable de la défaite. Hélas c’était trop tard et le set fut concédé 25-21.

On fit l’inventaire des joueuses valides avant le début du quatrième set. Impossible de maintenir Pélagie et encore moins Léa, Anne était déjà passée du mode de déplacement pointe au mode talon et avait accumulé une série de fautes à la pointe de l’attaque après une très bonne période dont son équipe ne profita pas. Les autres conservaient la confiance du groupe. Le début du dernier set fut catastrophique pour Pauline qui fut d’abord sollicitée 5 fois consécutivement à l’attaque sur le même point sans pouvoir concrétiser ni mettre en danger l’adversaire. Elle s’était à peine repositionnée au point suivant que Morgane lui proposait un nouveau ballon d’attaque pour un résultat de la même teneur. Devant ce manque de réalisme et l’asphyxie de Pauline, on rentra Pélagie qui semblait moins en peine après avoir remis une couche de pommade sur son épaule dénudée. Ouf ! La situation se débloqua et on remonta au score. Morschwiller, Morschwiller, Morschwiller … commit de nombreuses fautes et céda à l’irrésistible pression offensive de Marie à l’attaque comme au service. Anne-Marie plantait sans pitié une attaque dans les 3 mètres, Morgane était efficace au service et en réception à défaut de l’être totalement en défense, Claude défendait avec une motivation léonine, et c’est à l’issue d’un match globalement moyen mais disputé qu’on mit fin aux cantiques locales résonnantes amplifiées par les hurlements stridents des savernoises de chœur congédiées au banc, qui rejoignirent avec allégresse la procession victorieuse permettant de saluer l’irréprochabel duo en blanc et précédant l’ultime baptême d’une vingtaine de minutes préconisé après toute sudation excessive tandis que l’écrivain des exploits de son équipe entretient l’emphase jusqu’à ce que l’expiration de son lecteur aventureux ne puisse s’interrompre dans la quête d’une simple virgule dont la rareté littérale se nourrit de la volonté hyper réaliste de l’auteur de pousser le halètement obtenu par sa masse d’internautes étouffés à une simulation de ce que le spectateur peut ressentir en regardant les fins de match de Saverne comme on attend la fin de la messe tandis que le lancement de l’entorse de Léa est encore rythmé par les ahânements désespérés d’une l’équipe de Morschwiller en déroute.

Inspirons !

La communion finale organisée par Morschwiller avait plus l’air d’une collation que d’une dégustation d’ostie, heureusement ! Nos adversaires avaient bien préparé leur buffet et nous reçurent dignement, qu’elles en soient remerciées … amen, amen, amène encore un toast et reprenons the long way home et notre respiration !

Rendez vous le 8/2 à 20h30 au cosec des sources pour affronter Ensisheim, une équipe flanquée de 2 tours de contrôle qui affectionne la grève du contre. Une revanche à prendre après le 3-2 essuyé à l’aller sous la direction d’un arbitre assez gonflé.

 

Vos commentaires sur cet article

  • 3-1 pour Saverne : la messe est dite !

    27 janvier 2008, par Jean-Jacques Morel

    Bon rétablissement à Léa !


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