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>>Le cauchemar du changement d’heure

1er 2007

Une heure de sommeil en plus, c’est aussi une heure de rêve en plus.

- Voici le cauchemar de Mr B :

L’infirmière pénétra dans la chambre. Bonjour Mr B je viens pour votre toilette du matin. Avez-vous bien dormi ? Mr B était revêtu de sa chemisette blanche et souffrait de quelques contusions et d’une fracture du col du fémur après avoir fait une chute depuis sa chaise d’arbitrage. La mâchoire quelque peu endommagée le contraignait à pratiquer en guise de langage quelques ahânements ou quelques glapissements dont notre narrateur comique local Jacky Wencker s’est fait le spécialiste lors de soirées arrosées chez le président. Le plâtre entravait considérablement Mr B et le contraignait à une immobilité relative. Il reconnut l’infirmière métis à la silhouette sculpturale et élancée qui s’approchait de son lit avec un sourire narquois. Son visage s’empourpra encore plus et on vit une expression d’angoisse émaner de ses petits yeux terrés au fond de leurs orbites. Il tenta un gémissement de contestation. L’infirmière dit laconiquement : « Mr B, il était bien temps de vous mettre au vert ! Vous avez encore donné dans le rouge ?!? Ces abus d’autorité répétés vont vous jouer des tours ». Elle posa le nécessaire de toilette intime sur le bord du lit. La brosse habituellement utilisée en la circonstance avait été remplacée par une brosse métallique et le savon liquide par une bouteille de Destop en gel intime. Mr B fouilla dans la poche de sa chemisette avec son unique main disponible, à la recherche de son carton rouge. La cruelle vengeance allait s’exercer sans la moindre pitié et Mr B se revoyait comme en film dans toute sa ventripotence, exercer sa mission fédérale avec omnipotence dans toute la splendleur de son incompétence. Résigné et sans la moindre rouspétance possible, il sentit que la toilette macabre allait commencer, lorsque soudain un interne entra dans la chambrette. Le soupir de soulagement de Mr B eut alors la sonorité d’une gigantesque flatulence. Toutefois il se rappela que les internes étaient en grève et, malheur ! Il connaissait aussi cet interne. C’était le coach d’une équipe bafouée récemment déguisé en blouse blanche. Il portait sur son visage la même mimique revancharde, l’œil du loup qui guettait sa proie. Il demanda à l’infirmière. « Mademoiselle ! Quel doigt avez-vous employé lors du signe à l’adversaire qui vous a valu un carton rouge ? » L’infirmière wallitienne pointa son index vers le plafond en guise de réponse, celui-là même que Piétro Ménéa avait pointé vers le ciel lorsqu’il battit le record du monde du 200 m en passant sous les 20 secondes, dans les années 70. « Très bien ! C’est ce doigt là que nous demanderons au docteur stagiaire Mamadou d’utiliser pour le toucher rectal de notre impatient patient » dit l’interne. Le docteur Mamadou entra en se cognant le front dans l’embrasure de la porte. Ses mains ressemblaient à des battoirs et ses auriculaires avaient déjà la taille des courgettes au mois d’août …

- Et quelques rêves envoyés par le marchand de sable :

Le docteur Mamadou se réveilla en sursaut dans la case près de Ouagadougou à l’hopital de brousse. Ses pieds dépassaient nettement de la tête de sa couche. Ils étaient un peu froids. Il avait fait un rêve qu’il ne comprenait pas du tout et qui s’était terminé d’une étrange manière. Son index en était resté planté dans une bouse d’hippopotame toute fraîche. Il est vrai que l’hippo local a parfois l’outrecuidance de profiter du sommeil de l’homme pour faire ses déjections à l’abri.

L’infirmière Pélagie se réveillait toute guillerette après un rêve étrange mais satisfaisant lors duquel elle récurait les chiottes blanches de l’hopital à la brosse métallique tout en les débouchant avec du Destop.

Les automobilistes Claude et Pauline firent un cauchemar identique : Au bout d’une longue avenue déserte d’un no man’s land embrumé, dans la pénombre mitigée par l’action énergétique de quelques réverbères, elles durent s’arrêter à un feu rouge. Le feu resta rouge. Au bout de 2 heures le feu était toujours rouge, elles étaient très agacées et se demandaient s’il allait un jour passer au vert.

Le coach JJ se réveillait comme à l’accoutumée prêt à écrire son compte rendu dominical après avoir participé en rêve à une messe noire de fantômes en blouse blanche tentant de sacrifier un cochon rougeaud vierge mais autoritaire revêtu des couleurs les plus virginales, sur l’autel de sa propre concupiscence. Une foule habillée de rouge scandait « Vas-y Mamadou mets lui le doigt ! Quand il y en a pour un il y en a pour trois ! »

Vos commentaires sur cet article

  • Le cauchemar du changement d’heure

    29 octobre 2007, par Anne-Ma

    plus fort que la colère : la dérision Impécable JJ coach critique : un peu court, on en redemande AM


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