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>>Constantia – Saverne (3-0) : Recette d’un succès strasbourgeois

25 mars 2007
Auteur(e) : 
TVB

Recette des volailleuses tricolores battues à la crème anti-inflammatoire.

Prenez 9 volailleuses savernoises musclées des cuisses mais un peu arrondies aux entournures. Réservez en une moitié en les faisant macérer dans le camphre. Emballez grossièrement leurs extrémités avec un peu de bande élastoplaste. Laissez les ensuite rejoindre leurs partenaires déjà un peu échauffées en vérifiant que les jarrets ainsi bandés tiennent au niveau ligamentaire et tendineux.

Prenez ensuite un coach (ça ressemble en général à un gros poulet sulfateur) d’âge mûr et un peu rondouillard. Administrez le à quelques unes de ses ouailles tirées au sort en mode frappe et refrappe sans qu’il ne les épuise. L’opération aura pour effet de permettre aux membres supérieurs des volailleuses concernées de rosir un peu.

Faites sauter ensuite les volailleuses aux abords d’un filet. N’ayez crainte, le filet ne leur rappelera pas leur capture si vous les distrayez avec quelques balles.

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les volailleuses sautent

Après une répétition générale du service, mettez les à table pour en tirer un concentré de concentration. Réservez le coach et 3 volailleuses sur un banc avec quelques citrons. Vous devez automatiquement réserver les volailleuses dont les mollets subissent une contracture importante, ou la volailleuse dont la couleur de casaque indique un statut réglementaire spécifique. Cette dernière vous servira à prélever lors de la phase de cuisson l’une ou l’autre des autres volailleuses un peu trop cuites.

Positionnez les 6 autres volailleuses dans une marmite à bas couvercle en les faisant tourner régulièrement au fond (même principe que pour la célèbre volailleuse à la broche mais sur un plan horizontal) en n’oubliant pas de prévoir des relais avec les 3 autres lors de la cuisson. Confrontez les à des cigognes blanches saignantes et d’appétence gargantuesque, aptes à planer assez longtemps au dessus du filet. La cuisson peut commencer. Si vous entendez des sifflements réguliers stridents, ce n’est pas la soupape de la cocotte qui siffle mais un arbitre (ça a la couleur d’un cygne emplumé, ça fait des signes tout le temps, ça coûte 48 €, ça mange pas de pain et c’est un excellent régulateur de la cuisson générale de votre plateau de volailleuses). N’hésitez pas à doubler le nombre d’arbitres lorsque la recette comporte 3 étoiles.

La première partie de notre recette est déjà commencée et le temps de cuisson sera de 20 minutes à thermostat 25-13. Les volailleuses tricolores vont d’abord s’évertuer à résister aux piques acérés des cigognes en rivalisant d’ingéniosite. L’une de nos volailleuses est ainsi reconnaissable à la rapidité de ses déplacements dans la marmite et hurle souvent des ordres à ses partenaires. Le coach se joint à elle assez souvent mais ça n’a pas toujours beaucoup d’importance. A thermostat 8-7, toutes les volailleuses et le coach se retrouvent à côté de la marmite pour reposer pendant 60 secondes. Naturellement des temps de repos sont prévus en sus (en sus : signifie « en supplément » pour mes lecteurs les moins érudits, dont certains de mes étudiants). Sus à l’ennemi ! Les volailleuses se jettent en hurlant dans une mêlée furibonde qui s’interrompt à thermostat 20-11 par un râle de souffrance d’une volailleuse fauchée dans son élan et s’écroulant en fond de marmite avec une patte douloureuse. Qu’à cela ne tienne ! remplacez la volailleuse boiteuse par une des volailleuses en réserve, en n’oubliant pas de plonger sa patte dans l’azote liquide en spray, seul moyen pour la refroidir à temps avant qu’elle ne brûle (méthode inspirée du célèbre Thierry Martz, chimiste de la cuisine étoilée bordelaise). Tant qu’on a des volailleuses en réserve il n’y a pas de problème ! A thermostat 25-13 des râles de déception non contenus sont audibles, c’est normal, car la première partie de notre recette est terminée et la Constantia pleine de Malice jubile.

A ce stade, permettons nous une métonymie : « tout le gymnase exulte » sauf nos présidents tricolores qui font grise mine bien qu’ils aient vu pire ces derniers temps.

On peut alors constater que la casaque de certaines volailleuses est déjà un peu mouillée. C’est qu’il est temps de les faire revenir dans la seconde partie de cette délicieuse recette qui reprend avec une brochette titulaire différente pour en rectifier l’assaisonement. Une seconde passeuse (la petite volailleuse qui court partout) est introduite avec les mêmes conséquences à thermostat 8-7 que lors du premier set. La cuisson prévue étant de 27 minutes pour chacune des 2 dernières phases, nous aurons naturellement songé à augmenter le nombre de temps de repos en veillant à systématiser les rotations dans et hors marmite. L’une de nos volailleuses est « out » à cause de son mollet mais notre volailleuse libéro multiplie les exploits défensifs comme Alfred de Musset multipliait les conquêtes oscillant entre débauche et pureté. Débauche d’énergie et pureté des combinaisons en ras de filet, voici les clés de la réussite de ce plat auquel notre volailleuse Pélagie donne une saveur exotique en imaginant des vols planés sous les ailes de nos cigognes (que nous n’avons pas oublié et parmi lesquelles la numéro 5 est la plus dangereuse). Pourtant, l’arbitre siffle la fin du temps de cuisson à thermostat 25-22. On déplore alors que la cuisson fusse bâclée et que nos volailleuses risquâtes d’être dévorées toutes crues.

En attendant la fin, faisons les égoutter et écouter les conseils du coach qui propose de déposer quelques carottes bien placées pour éviter de tomber dans les choux en purée de navets. Les volailleuses tricolores ne renoncent pas et Anne-Marie et ses partenaires survoltées entament la troisième phase sans pitié pour nos cigognes à thermostat 8-5. Temps de repos réglementaire. Stop. Départ vers le banc. Faisons les revenir, augmentons la température. Les volailleuses sautent au fond de la marmite mais pas toujours droit ni au bon endroit. La combattivité atteint son paroxysme et Aline se rompt la cheville en rebondissant sur Anne-Marie qui flottait en court-bouillon et pourtant irréprochable jusqu’alors. Cette dernière s’autoflagelle avec le bouquet garni (c’est le bouquet !) tandis qu’on évacue Aline de la marmite en lui imposant de rester le jarret en l’air et en l’aspergeant du même spray d’azote liquide qui ressuscita la cheville de Manue. Manue revient très déterminée et très autoritaire dans le jeu, d’où l’expression « Manu militari » Les assauts des volailleuses ébouillantées terrorisent les cigognes qui faiblissent. Cela met du sel, un peu de poivre et du beurre dans nos épinards. Anne qui coupe les citrons avec son mollet durci prépare déjà la crème anti-inflammatoire. Non pas trop tôt Anne, il ne faut pas gâcher cette recette évolutive et aléatoire, inédite aux composantes réutilisables.

En effet nos volailleuses sont en principe réutilisables dès la semaine prochaine à Hausbergen, sauf celles qui sont endommagées ! Notre volailleuse Lucile mobilisée par son « crit » (ne me demandez pas je sais pas ce que c’est !) reviendra avec la pêche. Notre volailleuse Eléonore au genou raide dégénère et ne sera plus régénérée avant la fin de saison. Mais ne nous plaignons pas car les cigognes ont déjà bien rempli leur infirmerie et ne feront pas pour autant chou blanc.

La recette touche à sa fin sous les yeux d’une Aline gelée et pétrifiée par la puissance de Marie notre « Chicken prune » qui délivre des patates en faisant des remous aussi forts que Palvan des flots (côté cigogne) dans le jus de cuisson. L’assaisonnement est maîtrisé par Claude et Morgane qui distillent des ballons alcoolisant les cigognes, et encore plus quand ils sont des quetsches pélagiesques. La fin de la recette n’est qu’un concentré de Malice avec service impressionnant. Les volailleuses tricolores doivent casser leur "pipe" et c’est Manu qui essuie les premières vitupérations du coach contrit par un service aussi expéditif. Thermostat 26-24, 27 minutes bien comptées et la soupape de sécurité siffle 3 fois : « Vous êtes arrivés en « gare à vous le coach est dépité ». « Vous êtes priées de reprendre vos bagages et de préparer vos tubes de crème anti-inflammatoire ! Les volailleuses encore valides sont priées de se faire connaître en fin de cuisson ! » La marmite se vide, les volailleuses sont battues, c’est l’heure de la vaisselle.

Bravo à la constantia pour la maîtrise de cette recette malgré une cuisson qui menaçait de déborder en troisième phase. Mais on s’est habitué depuis longtemps à cette régularité qui permet à ces gracieuses cigognes de planer en haut du classement de la poule de Nationale 3.

Réutilisation des volailleuses :

Réunissez toutes les volailleuses dans une ambiance chaleureuse et propice aux cancans et bavardages de toute nature. Si certaines manquent à l’appel, le bruit des caquettages les attirera très certainement à toute heure de la nuit par téléphone interposé et pour peu que la blondeur d’un ange déchu les pousse à rester éveillées.

Chauffez l’ambiance avec un peu de cidre bouché.

Gavez les avec un assortiment de quelques pizzas "hut" dont le coût infime n’est pas pour déplaire à certains trésoriers monochéquistes. Lavez leur le gosier avec un bon vin de bordeaux débouché en veillant à laisser le bouchon à l’intérieur de la bouteille s’il est en plastoque. Ne négligez pas le coach qui recevra 2 boules en sus à sucer au dessert quand la conversation évoque des souvenirs dégradants pour lui. Finissez les volailleuses en caféinant éventuellement certaines d’entre elles. Prévoyez une partie de jambe en l’air pour les plus endommagées (celles dont la cheville enfle un peu trop) Peu importe le temps de marinade alcoolique total mais agissez avec modération car les poulets insomniaques traquent la volailleuse éméchée qui ne prend pas garde !

Voilà ! Vos volailleuses sont réutilisables pour le prochain match et affectionnent entre temps de se connecter sur internet pour l’improbable et tardif récit de leurs exploits.


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