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>>Saverne - Colmar : les duellistes

25 février 2007
Auteur(e) : 
TVB

Voilà 4 ans que Saverne et Colmar s’affrontent dans des duels de haut vol voyant toujours les haut-rhinoises triompher d’un saverne éminemment coriace et pugnace à domicile. Saverne convoite une victoire face à Colmar comme son graal depuis bientôt 5 ans, mais l’échec, avec un cinquième set perdu 15-13 dans un championnat régional pas si éloigné que çà, marque encore les esprits ... du moins le mien et celui de mon homologue colmarien.

Mon homologue, le gourou colmarien Christophe Deck doit cette longue série de victoires au respect qu’il sut témoigner à l’égard du collectif savernois et, malgré la frayeur avouée que lui inspire parfois le niveau de jeu et de combattivité des savernoises, il sut souvent motiver son groupe pour que celui-ci se permette le luxe de ne faire qu’une bouchée des protégées de tout un peuple des vosges du nord suspendu à la venue du TGV et d’une troisième victoire de Saverne en Nationale 3. Le match aller à Colmar ne souffrait aucune contestation en l’occurrence avec un 3-0 expéditif.

Hélas Claude Kister aux défenses décisives, passeuse pour attaquantes incisives, et directrice désormais expérimentée du jeu savernois ne put encore une fois participer à cette fièvre du samedi soir qui eut lieu au Haut-Barr dès 20h30 comme prévu. Les quelques savernoises valides côtoyaient leurs coéquipères fraîchement extraites de l’infirmerie, encore pansées ou claudiquant pour certaines. On décida de les ménager un tantinet afin que leur participation à la prochaine rencontre à Reims leur donne l’occasion de s’exprimer sans raideur articulaire. Les savernoises d’Alain Bohn étaient plus enclines à jouer un "stayin’ alive" lors de cette mini "bérésina" de la nationale 3, qui grignote leur moral comme l’aigle d’Eschyle dévora le foie de Prométhée chaque jour de son supplice. Nul symptôme hépathique heureusement chez mes joueuses qui s’astreignent à une discipline alimentaire louable car je ne vois plus très souvent traîner sur mon banc la collection de barres ou de biscuits chocolatés de l’époque où, l’insousiance de la jeunesse corporelle aidant, elles ingurgitaient sans vergogne cet improbable combustible de soutien à leur crainte psychologique du coup de barre.

Le décor est planté, la hache de guerre déterrée, la vie de jeune fille pas toujours enterrée, le couteau entre les dents, la fleur au fusil ... un parfum de révolte au goût de paradis ? On ne rêve que d’exultation finale dans les rangs savernois, de liesse exubérante, de cet état de grâce qui frappe les pélerins après leur traversée du désert, en deux mots d’une victoire contre Colmar ... tout en limitant svp les risques d’accident cardio-vasculaire de l’entraîneur et des Présidents présents (l’un des 2 arborant trois coloris, devinez lequel).

Le match démarre tambour battant avec un Colmar concentré en défense et une Emilie Fritsch très appliquée. Véronique Stattner n’est pas mise en grandes difficultés dans ses déplacements et le temps mort légal intervenant voit Colmar dominer légèrement son sujet. Quelques fautes impénitentes en arrière défense contribuent à sonner le glas des espoirs savernois, car l’écart creusé par Colmar est définitif. Pourtant il ressort de ce début de match une inhabituelle fragilité en réception de Anne David l’expérimentée capitaine de Colmar. Le second set joué par Saverne n’exploite pas encore assez les relatives et passagères faiblesses de l’adversaire dont les qualités d’observation et l’intelligence de jeu font merveille face à une défense souvent trop statique ou mal placée en poste 1. Aline Weiss fait ainsi son grand retour pour remettre à flot notre défense avec envie et détermination. La fougue des attaquantes colmariennes est ainsi régulièrement maîtrisée de ce côté. On souffle un peu. Mais que le début de second set fut rageant ! Colmar échouant par quatre fois au service arrive en tête 8-6 au premier temps mort ! C’en est trop pour JJ qui explose et fustige son collectif. Pélagie Lotolotolua fait preuve d’une concentration rassurante au service et dans ses actions de jeu. Le collectif savernois grignote des points, se remet en selle, exploite les ingénieuses combinaisons offensives choisies par Morgane Pruneta qui assume la lourde mission de faire bien jouer ses partenaires. Les premiers rôles de la distribution d’attaque assument leur statut même si Marie Haberer est loin de son meilleur niveau. Lucile Adnet se démultiplie et passe la surmultipliée (franchement Colette et JP, vous auriez pu nous en faire une deuxième ! Regardez côté Colmar ils ont des jumelles !) . Rien n’y fait ! Colmar se paye le luxe de n’utiliser qu’une seule de ses jumelles, on appelle çà une longue vue, et ça paye ! 25-18 au second set. Encore une fois le don d’observation colmarien allié à la puissance de Camille Steinmann au filet font la différence.

Le troisième set est l’histoire d’une vengeance qui extrait sa source de la frustration accumulée par Saverne depuis si longtemps. Comme le Docteur Banner (qui n’est pas notre médecin) se transforme régulièrement en "l’incroyable Hulk", Saverne laisse exploser sa fureur volleyistique et c’est l’adversaire qui verdit. La capitaine Anne David est pilonnée d’entrée et sans ménagement par Lucile Adnet au service (Je ne veux pas me répéter, mais si on en avait une deuxième ... ). L’écart se creuse un peu. Les défenses d’Aline Weiss et les relances d’Anne Maurer écoeurent les attaquantes colmariennes contrées de ci de là par Marie Haberer à mi-temps mais toujours à plein temps défensive, et décidée aussi au service à faire craquer la pauvre Anne David. La punition est sévère car au second temps mort Saverne mène 16-6 devant nos présidents dont les faciès changent régulièrement de couleur (vert de peur, rouge de colère, bleu d’auvergne, riant jaune ou empourprés dans leur joviale exultation). Lucile adnet ne témoigne pas la moindre pitié à l’égard des colmariennes décomposées et endeuillées par ce set concédé au final 25-14. Enfin un moment de liesse à partager ! Mais celui-ci ne peut que s’exprimer trop courtement car il faut conserver une concentration pour le set suivant et ne pas se satisfaire de ce mini-exploit.

Malheureusement Saverne pêche par approximation et ne s’emploie pas à être aussi incisif dans ses intentions de mettre en difficulté l’adversaire. Tel un phénix, Anne David renaît de ses cendres et signe un sans-faute plus adapté à son standing habituel. Et comme Marie-Laure Angst reste irréprochable, Marie Haberer s’étiole et le match dans le match, comme le match lui-même, bascule irrémédiablement en faveur des haut-rhinoises. Colmar aura su refaire surface et inflige une punition finale à un Saverne méconnaissable et contrit sur le score revanchard de 25-14. Les présidents perdent leurs couleurs et quittent les tribunes comme le linge suspendu à sa corde s’envole au vent par temps de bourrasque. L’espoir d’une victoire continue son chemin ailé vers le firmament de nos regrets, semblant insaisissable à moins qu’une envolée lyrique de nos jeunes représentantes ne permette, lors du prochain déplacement à Reims, de faire péter le bouchon dès dimanche, jour idéal pour trouver l’état de grâce.

Et si on gagnait maintenant ?

3-1 pour les colmariennes que nous félicitons pour leur belle saison et leur fair play incontestable. L’arbitrage de Alain Guillot fut encore une fois à la hauteur de l’évènement. Le spectacle fourni par les 2 équipes contribue à donner une belle image du volley féminin.


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